Bring Back Our Game

Aussi loin que je me souvienne j’ai toujours joué aux jeux vidéo. Je jouais même aux jeux qu’on n’appelait pas encore jeux vidéo et que le vendeur nommait « jeux électroniques » dans sa boutique de Barbès. Vous êtes en train de lire le billet de quelqu’un qui a joué à « Donald le pompier » version jeux électroniques. De fait je suis presque aussi précieux que l’originale, une édition rare que les collectionneurs s’arrachent à des prix qui n’ont pas de sens.

A l’époque il y avait deux types de jeux électroniques, ceux qui avaient un écran et ceux qui en avaient deux. Ces derniers s’ouvraient comme une DS, la DS tiens…

J’écrirai un papier sur la DS et la pseudo innovation du double écran si les hitmans de Nintendo ne me suppriment pas avant. Ils sont devenus susceptibles dans le monde vidéo ludique, elle est loin l’époque où les passionnés programmaient dans leur garage sans savoir qu’ils donneraient naissance à une industrie plus puissante que celle du cinéma. C’est un peu comme si tu commençais ta journée avec Yoshi et que tu la finissais avec Godzilla. Personnellement,  je préférai Yoshi, ce dinosaure de la taille d’un Pokemon était mignon, il plaisait aux mamans ainsi qu’à nos copines qui nous disaient d’être gentil avec lui. Donc on était cool pour plaire à nos copines et nos copines mettaient une galette de Madonna dans un mange disque pour nous faire comprendre qu’on allait jouer au docteur.

Tout allait bien dans le monde des jeux vidéo avant que le malheur vienne s’abattre sur lui. Un malheur long comme un hiver à Winterfell qui aurait gelé les avoirs et l’héritage des jeux vidéo car qui aurait cru que le succès tant attendu tuerait l’intérêt des jeux vidéo ? Qui aurait cru que le succès donnerait des ailes à THQ le développeur le plus naze de l’histoire des jeux vidéo ? Sans parler de l’avènement de la 3D qui a tué l’animation des personnages, uniformiser les décors, uniformiser l’animation des personnages. Que l’on joue à God’s of War, Prince of Persia, Devil May Cry  ou tant d’autres utilisant les mêmes moteurs 3D, on a l’impression de jouer au même jeu. Depuis la généralisation de la 3D sombre pour donner une couleur adulte aux jeux vidéo j’ai arrêté de jouer. Je ne vois pas l’intérêt de me balader dans des décors qui imitent une réalité modélisée en 3D. Le succès a annihilé la créativité d’un PC Kid, Psycho Fox ou Super Mario Bros.

Ce qui me dérange le plus dans les jeux vidéo d’aujourd’hui ce n’est pas la 3D car certaines productions savent tirer leur épingle du jeu afin de proposer un vrai plus dans l’expérience de jeu. Ce qui m’ennuie, c’est cette montagne de FPS, First Person Shooter qui s’abat sur nous chaque année. On nous bombarde de FPS servi à toutes les sauces, FPS d’espionnage, infiltration, FPS de guerre, FPS futuriste ou FPS médiévaux mâtinés de magie sataniste. Vous avancez dans un décor et vous tuez des gens pour nettoyer la map. Des jeux PNL qui impriment dans votre esprit le mécanisme de l’épuration ethnique. J’exagère sûrement mais je vais moins loin que des jeux qui glamourisent le « head shot ».

Que de chemins parcourus depuis Doom qui, au début des années 90, a inventé un style de jeu ayant donné son nom à ce nouveau genre c’est-à-dire le Doom Like.

Aujourd’hui les jeux sont des FPS infestés de Marcheurs Blancs, votre voisin est un zombie qui joue à 1248 sur son smartphone. D’ailleurs le FPS Zombie est lui aussi devenu un genre à part entière. Il symbolise à lui seul l’uniformisation des jeux vidéo. C’est un peu comme si le premier jeu de zombie avait mordu un futur FPS dont l’action aurait dû se déroulé dans l’espace. La morsure s’est infectée et le FPS dans l’espace est devenu un FPS dans l’espace infesté de zombies. Ce FPS a mordu la plupart des éditeurs de jeux vidéo puis les éditeurs ont mordu les programmeurs qui ne programment plus que des jeux de zombie à l’instar de Zombie Crush, Iron Zombie, Metal Gear Zombie, Zombie Fighter 4, Crash Zombie Coot, etc.  Pour tout vous dire, à la base, j’écrivais ce papier pour me plaindre des FPS Zombie qui ne meurent pas même si on leur tranche la tête et qu’on leur verse du feu grégeois sur le corps. Mais j’ai vu pleins de souvenirs remonter dans ma tête, du coup, je me suis dit que j’allais les partager avec vous. Histoire de comprendre comment on en est arrivé là.

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