Kimetsu No Yaiba ou la poésie du sabre

Ça fait un moment que je voulais écrire un papier sur Kimetsu No Yaiba, facilement depuis le 1er chapitre publié en février 2016 dans le Shonen Jump mais la jurisprudence Yoakemono m’en avait empêché jusqu’à présent. Je devrais arrêter de ressortir cette excuse, vu que je l’ai déjà utilisé pour l’article précédent mais l’échec de Yoakemono, d’Ultra Battle Satellite m’ont fait un peu perdre confiance dans ma capacité à détecter un manga qui va s’inscrire dans la durée. 

J’en avais un peu marre de m’attacher à des personnages qui ne vivront pas plus de 3 volumes. Cependant j’ai tout de suite aimé la manière dont ce Shonen de Gotouge Koyoharu a introduit son histoire.

Dans un Japon de l’ère Meiji, Tanjiro est le fils aîné d’une famille qui doit survivre depuis la mort du père. Un jour, alors qu’il revenait de son trajet habituel de vendeurs de charbons, un habitant du village l’invite vivement à accepter son hospitalité plutôt que de reprendre le chemin de la montagne à la nuit tombée. Un Oni (un démon en japonais) choisirait les heures nocturnes pour dévorer les humains assez imprudents pour ne pas croire les histoires d’Oni du soir.

Un mystérieux chasseur de démons en aurait éliminé la plupart mais certains auraient su se tirer d’affaire en faisant profil bas pendant quelques temps.

Respectueux envers les paroles de cet homme, Tanjiro décide de faire escale chez lui pour la nuit. Mais lorsque le lendemain matin, il regagne enfin le foyer familial il découvre avec effroi que les paroles sages sont parfois prémonitoires. Devant lui se dresse le tableau ensanglanté de sa famille massacrée, une famille qu’il faisait vivre depuis la mort du père, un carnage d’une sauvagerie qu’il faut voir pour comprendre l’abîme dans laquelle Tanjiro a été plongé.

Étourdi, à bout de souffle dans un océan de douleur, il s’accroche à la seule lumière qu’il lui reste car sa soeur, Nezuko est la seule à avoir survécu.

Il s’engage alors dans une course contre la montre pour trouver un remède qui sauvera sa sœur de sa fièvre maligne et, qui sait, sur sa route s’il croisera le mystérieux chasseur de démons.

On sent que l’auteur a un amour particulier pour les estampes japonaises tant son style graphique en est imprégné. J’ai toujours eu une affection particulière pour les mangas aux traits asymétriques, aux lignes un peu incertaines qui, par leur style singulier, tracent le contour de la personnalité de l’auteur. Gotouge sait donner à l’action une allure qui déstructure notre manière de voir pour mieux nous entraîner dans son histoire.

Et à titre personnel, j’ai un immense coup de cœur pour Inosuke, un personnage qui revisite avec une sauvage élégance le mythe des enfants ayant été élevés par des loups.

Ce manga est une chance alors profitez-en.

 

 

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