Do you like big girls? ( Ookii Onnanoko wa Daisuki Desu ka?)

Je veux dire, « Aimez-vous les filles bien enveloppées ? », en d’autres termes, girondes, pulpeuses, débordante de vitalité ? Aimez-vous les filles survitaminées aux formes si généreuses qu’elles vous coupent le souffle quand vous les croisez ?

Ne vous méprenez pas.

Ceci n’est pas une annonce pour attirer les casseurs de délires, les pointeurs et autres homo erectus incapables de faire preuve de mesure quand il le faut et d’audace lorsque c’est nécessaire. Cet article n’est pas pour ceux qui n’arrivent pas à garder leur sang-froid, poursuivez votre chemin vers un autre blog s’il vous plaît.

Il n’y a aucun livre, aucune méthode qui saura vous expliquer comment maîtriser le timing c’est à dire l’art de savoir à quel moment il faut dire et faire les choses. Seul le travail, l’écoute de sa propre sensibilité, l’écoute de celle des autres, permet d’acquérir cette force qui vous permet de comprendre les femmes.

Je ne prétends pas être un expert en la matière mais l’écoute de l’autre n’a jamais été une contrainte pour moi.

Cependant, depuis le début de cet article, j’ai l’impression de devoir justifier pourquoi j’écris un billet sur un manga harem, un type de manga où le héros est partagé par plusieurs femmes. C’est clair que ce genre de manga est plus facile à assumer avec quelques grammes d’alcool dans le sang. Et l’on racontera qu’on est tombé dessus par accident, si si je te jure je voulais lire le dernier scan de Kimetsu No Yaiba et j’ai cliqué sur la couverture du manga où les seins de cette jeune femme avaient l’air surhumains. Ça m’a intrigué. Un manga qui s’appelle « Aimez-vous les filles bien enveloppées ? », un manga sur des filles à gros seins qui jouent au volley ball. Suis-je en train de donner mon flanc pour me faire battre par les féministes ? Je ne suis pas très SM donc je n’irai pas dans cette direction-là.

J’ai déjà dit que le sexe est un jeu d’adultes consentants, je devrais rajouter la lecture aussi. Les adultes consentants s’amusent comme ils veulent et ce manga fait l’inventaire de tous les jeux érotiques qu’ils peuvent faire ensemble, y compris ceux auxquels il aurait mieux valu ne pas penser.

Ce manga fait des clins d’œil appuyés à la culture japonaise en introduisant des pratiques séculaires comme le Shibari [bondage japonais] de manière originale et assez inattendu.

Dans un manga où ce sont plus les formes que le fond qui intéressent le lecteur, l’histoire sert plus de prétexte au fan service qu’à autre chose.

Souta est un jeune garçon très protecteur avec sa grande sœur Kaori, une jeune volleyeuse de talent. Le manager de l’équipe de volley ball étant tombé malade, Souta se voit proposer par sa sœur de le remplacer le temps de sa convalescence. Souta a toujours eu un faible pour Ayano, l’ex grande rivale de sa sœur lorsqu’elles jouaient dans des équipes adverses. La présence de son crush de jeunesse au sein de l’équipe de sa sœur le pousse à accepter alors qu’il n’était pas trop partant au départ.

Il se retrouvera dans des situations toutes plus invraisemblables les unes que les autres ou tout sert de prétexte pour exposer les formes vertigineuses des personnages féminins.

Ce que j’aime dans ce manga de Aizome Gorou c’est le style graphique qui met en valeur des femmes aux courbes ultra féminines, un style qui va plus dans le sens de la campagne de Dove #WomenHaveCurves que dans celui de la promotion du Thigh Gap qui affame les jeunes filles. Ce manga rend hommage aux formes des femmes de Namio Harukawa et de Robert Crumb, artistes pour lesquels j’ai beaucoup d’affection.

 

Pour être franc, j’ai beaucoup hésité avant de publier cet article car il y a un détail extrêmement dérangeant dans l’histoire de ce manga. C’est un détail qui n’est pas très prégnant au début mais à mesure que l’histoire se développe, l’auteur insiste de plus en plus dessus. En effet Souta et Kaori ont des désirs incestueux. Kaori n’est pas jalouse des relations que Souta a avec les autres filles comme une grande sœur, elle est jalouse comme une concurrente des autres filles. Au Japon, lorsqu’un frère nourrit une affection un peu trop poussée pour sa sœur, on appelle cela le Shisukon (Sis con, Sister complex) et autant vous prévenir plus on avance dans le manga plus vous verrez des situations entre le frère et la sœur qui vont vous mettre mal à l’aise. C’est clairement de l’inceste et quand on voit Ayano, Julia ou Sakura, on ne comprend pas l’attirance physique de Souta pour sa propre sœur. Mais présente un mec à ta sœur, mec ! Débrouille-toi !

C’est malsain mais ces déviances prennent leurs sources dans le choc démographique du Japon de l’après seconde guerre mondiale. Comme je l’ai expliqué dans un précédent article, toute une génération d’hommes âgés de 18 à 40 ans a été décimée par la guerre. Ce choc a eu des conséquences dramatiques sur la cellule familiale japonaise. Il n’y avait plus de garde-fou, l’inceste a été une forme de réconfort tabou qui alimente les fantasmes des artistes japonais. Et étant donné que l’art sert à exorciser tous les traumatismes vécus par l’homme sans la crainte du jugement moral, je vous présente cette œuvre dont le principal intérêt est le style graphique débordant de sensualité.

 

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