Kusuriya no Hitorigoto

Dans l’univers du manga, lorsque l’on prononce le mot harem, on pense spontanément au genre de manga harem où le héros est entouré de jeunes femmes qui font tout pour s’attirer l’exclusivité de ses faveurs. La plupart du temps, ça donne un manga Ecchi à la pointe du fan service comme World End Harem ou Do you like big girls ?

Ça tombe bien, je suis un fan et j’aime qu’on me rende service. 

 

Kusuriya no Hitorigoto décrit un harem impérial chinois dans le sens traditionnel c’est à dire un théâtre politique où se décide le sort de la nation. Maomao, une jeune femme de la campagne se retrouve servante dans ce harem après avoir été enlevée par des rabatteurs. Maomao est à la fois héroïne et narratrice de cette histoire qu’elle raconte à merveille car parmi les employées, elle est une des seules à savoir lire et écrire.

Comme l’explique notre personnage principal, il ne faut pas confondre le harem de prostituées avec celui des concubines de l’empereur. En effet, dans le harem « public », les prostituées se vendent au plus offrant alors que dans le harem « privé » les concubines s’offrent de bonne grâce à l’empereur. Les héritiers et les princesses ne peuvent naître que dans un harem privé.

Être choisies pour intégrer le harem impérial est la plupart du temps un honneur qui permet à l’élue et ses proches de prendre l’ascenseur social ou l’autoroute de la soie pour être plus cohérent avec l’époque.

La honte que ressent parfois la famille est vite ravalée par les terres et les titres qu’ils reçoivent grâce au travail de leur fille. Et si cette femme devient un jour la mère du futur empereur, la famille marche sur l’eau et voit des dragons voler dans le ciel.

Pour préserver la vertu de ces femmes et assurer que les enfants nés sont bien ceux de l’empereur, ces concubines sont supervisées par des eunuques, acteurs centraux des machinations les plus sournoises, ils se révèlent pourtant être parmi les seuls pourvoyeurs de précieux conseils pour évoluer dans ce système où l’on meurt empoisonné plus vite qu’une cible du KGB de l’ex URSS.

 

Les monologues de la Pharmacienne

 

Ce qui m’a plu dans ce manga c’est le sang-froid et l’intelligence de Maomao.

Maomao est un personnage qui a clairement conscience de sa position sociale, de ses « limites » (pas de seins, pas de formes) physiques qui d’une certaine manière lui ont permis d’échapper à un destin de prostituée.

Au lieu de cela c’est la porte des intrigues politiques qui s’ouvre à elle. En effet, à la suite de plusieurs décès suspects au sein de la pouponnière des nouveaux nés de l’empereur, elle sera amenée à utiliser ses connaissances en matière de pharmacopée traditionnelle afin d’élucider cette sinistre affaire. Prise sous l’aile habile d’un eunuque avisé, Maomao apprend très vite à tirer son épingle du jeu de dames où pour survivre il faut savoir avancer ses pions.

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Auteurs: Hyuuga Natsu, Nanao Ikki

 

Mangaka: Nekokurage

 

Magazine de prépublication: Big GanGan

 

Éditeurs: Square Enix

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