Tsukikage Baby

À ce qu’il paraît pour trouver l’amour, il suffit d’ouvrir les yeux. J’ai les yeux grands ouverts et je ne vois rien. Enfin plus précisément je ne vois pas ce que les autres voient, je ne m’intéresse pas forcément à ce qui attire leur regard. 

 

Je n’ai jamais aimé la vérité du plus grand nombre ou la vanité du qu’en dira t’on, voilà pourquoi les œuvres singulières comme Tsukikage Baby occuperont toujours une place particulière dans mon cœur de fan.

L’action prend place dans une petite ville de province japonaise, une petite agglomération dont on ne nous dit pas le nom souhaite préserver son patrimoine culturel en le transmettant à sa jeunesse à travers une danse élégante qui se nomme Owara. Un jour, Hotaruko, une jeune lycéenne originaire de Tokyo arrive dans ce village à taille humaine où tout le monde se connaît. Elle devient rapidement le centre d’attention de sa nouvelle classe et attise la curiosité d’Hikaru, un jeune camarade faisant parti de la troupe de danse locale. Hotaruko est très renfermée et refuse systématiquement les propositions de ses camarades voulant lui apprendre la danse traditionnelle afin de faciliter son intégration dans son nouvel environnement.

Alors que les étudiants répétaient les pas de l’Owara dans le gymnase, Hikaru retourne chercher son CD oublié dans la salle de classe et il est très surpris de voir sa nouvelle camarade danser comme une fleur sauvage qui pousse là où l’homme ne s’y attend pas.

Une plante à la ligne claire, une silhouette souple et droite qui revisite avec grâce la beauté de la danse traditionnelle

Il se dit alors que Hotaruko cache sa timidité derrière les traits d’une jeune fille taciturne et distante donnant l’impression de ne s’intéresser à rien. Une attitude qui passe mal auprès de certaines de ces nouvelles camarades pensant que la jeune urbaine les snobe car elles ont grandi à la campagne.

Hotaruko lui révèle qu’elle est incapable de performer devant les gens, qu’elle perd tous ses moyens en face d’un public et que tout ce qu’elle arrive à produire est une danse de robot rouillé qui en fait sourire certaines.

Hikaru se propose de l’aider à vaincre cette phobie sociale qui l’empêche de montrer aux autres qui elle est vraiment

 

Aspects esthétiques du manga

 

Je vous le dis sans phare, je suis amoureux du trait de cette auteure, un trait extrêmement fin faussement hésitant qui donne aux postures une allure naturelle.

Le style graphique de ce mangaka est une ode à la magie de la simplicité, les décors ne sont pas surchargés, leur composition laisse la place à l’essentiel, de belles profondeurs de champs et de sobres perspectives pleinement maîtrisées

Sans oublier de saupoudrer de quelques notes florales certaines pages de son œuvre Kodama Yuki nous délivre un manga qui rend hommage au charme subtil de la poésie Josei.

 

Détails /

Mangaka et Auteure : Kodama Yuki

Éditeur Japonais : Shogakukan

Magazine : Flowers

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