Mashira ou l’apocalypse des grands singes

Mes fidèles lectrices commencent à avoir l’habitude de me voir répéter les mêmes excuses lorsque j’écris une critique sur un manga que j’avais envie de chroniquer depuis un moment.
Vous savez que je vous aime et que cet amour sincère et durable n’a pas besoin de mensonges mais d’explications.

En général, lorsque je découvre un nouveau manga que je trouve intéressant, j’essaie d’attendre la publication de quelques chapitres afin de pouvoir me faire une idée quant à la direction artistique de cette nouvelle œuvre. Je viens d’assister au décès prématuré de Golem Hearts et je peux vous garantir que je n’en mène pas large, honnêtement. Cependant, je relativise en me disant que les causes de cet échec sont à mettre en parallèle avec l’article sur les conseils que le Shonen nous donne notamment celui qui nous invite à commencer petit. En effet, Noah a atteint beaucoup trop facilement son objectif qui était d’intégrer l’académie des arcanistes afin de devenir le premier du classement des arcanistes. Il n’y a pas eu de corps intermédiaires entre l’aspirant arcaniste et l’arcaniste à l’instar des différents niveaux de hunters dans Hunter X Hunter, Hunter sans étoile, Hunter 1 étoile, Hunter 2 étoiles, Hunter 3 étoiles.

Il faut que le lecteur sente que le héros a énormément de chemin à parcourir après avoir atteint son premier objectif. Gon a réussi l’examen du premier coup mais il a mis énormément de temps avant d’arriver à mettre un clean hit à Hisoka qui est un hunter d’un tout autre niveau. En valorisant ainsi un simple clean hit, on amplifie la charge émotionnelle d’une victoire contre cet adversaire, on mesure la marge de progression du héros face à un belligérant qui n’est même pas le hunter le plus fort de la série. Kirua a dû s’y reprendre à deux fois avant de réussir l’examen ce qui apporte de la profondeur au récit car cela nous permet de dissocier son histoire, sa trame de celle de Gon. Ça laisse présager des moments où l’action sera consacrée à Kirua. Sans oublier la trame de Kurapika ainsi que celle de Léolio. Toutes ces trames laissent planer autour de l’histoire différents mystères qui s’éclairciront peu à peu.
Mashira, le manga que je vous présente aujourd’hui, est un Seinen Survival qui fonctionne à peu près sur la base du même principe mais à la différence d’un Shonen ou d’un Seinen classique, le « Seinen de survie » est un huit clos à ciel ouvert où le héros doit à la fois survivre et trouver la source du mal qui s’abat sur lui et ses amis.

L’intérêt d’un manga est de rencontrer son public et l’objectif de l’éditeur est de faire durer le plus longtemps possible un manga qui a su trouver son public. Les manga du type Survival vous impliquent beaucoup plus émotionnellement qu’un manga classique, jouant clairement la carte de l’angoisse, du mystère et du suspense haletant. Comme le prouve le triste exemple de Golem Hearts, les manga sont des œuvres qui peuvent s’arrêter du jour au lendemain pour différentes raisons: un désamour soudain du public, l’auteur qui rencontre de graves problèmes de santé, une maison d’édition qui fait faillite car le patron aime danser en slip toute la nuit à Shibuya.

Je suis attristé par l’arrêt de ce manga mais son action ne vous implique pas autant que celle d’un manga de survie arrêté sans que les mystères n’aient été dévoilés.

En gros, je ne veux pas vous engager dans la voie sans issue d’un manga qui aura perdu son souffle en cours de chemin. Mettez vous dans la peau de celles et ceux qui ont erré comme des âmes en peine pendant vingt ans à se languir de la fin de Twin Peaks. Ohayominasan.com ne veut pas vous condamner à ça.
Mashira raconte l’histoire de Iori Togari, un jeune homme au cheveux blancs qui retournent dans son village d’enfance pour rendre visite à ses grands parents.
Dans l’autobus qui le conduit vers Mashira, Iori fait la connaissance d’une jeune tokyoïte qui a l’air de bien connaître son village natal. Cette jeune femme pleine de vie lui conseille de rester le moins longtemps possible dans ce village qui semble être le théâtre d’étranges phénomènes.
Une fois arrivé sur place, il retrouve rapidement ses amis d’enfance mais aussi les souvenirs d’un passé oppressant qu’il avait laissé derrière lui.
Enfant, il parlait aux animaux et ça ne faisait pas de lui un petit garçon très fréquentable, les anciens du village le considéraient comme un porteur de malheur, un enfant surnommé « L’enfant fantôme de Togari ».
Et tout porte à croire que les anciens avaient raison car à peine de retour à Mashira, les animaux, les singes notamment, vont lui souhaiter la bienvenue de la manière la plus gore que vous puissiez imaginer.
Je ne saurais en dire plus sans déflorer le fin mot de ce manga de Uchimizu Tooru, au style graphique très agréable.
Découvrez sans plus attendre une œuvre pleine de mystères et autres bizarreries que nous aimons tant.

 

 

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