Kami-sama Kisama o Koroshitai, la mort au visage d’ange

Après avoir perdu espoir en la police, la justice et tout ce qui représente le système, Chiho Sakimura se tourne vers un tueur psychopathe pour se faire justice elle-même.

 

Sur le point de se suicider lorsque son regard croisa celui de Mako-chan en train d’achever une de ses victimes, elle crû défaillir lorsque ce dernier l’a rejoint en haut de l’immeuble pour supprimer le seul témoin oculaire du meurtre c’est à dire elle.

Contre toute attente, grâce à un twist scénaristique improbable que je ne dévoilerai pas, après avoir écouté le récit de sa vie, Mako-chan décide de passer un contrat avec Sakimura. Il sera l’instrument de sa vengeance, une arme qui se retournera contre elle lorsqu’elle aura honorer son contrat.

 

Capitale du désespoir

 

J’écris rarement sur les mangas dont la licence a été rachetée par un éditeur français. Je n’ai rien contre les éditeurs français cependant je préfère découvrir les mangas en Vo pour me faire ma propre idée du concept de l’œuvre. Je tire malgré tout mon chapeau à PaniniComics qui a su prendre un risque avec ce manga aux scènes de violence extrêmement graphiques.

PaniniComics n’a pas fait la même erreur que l’éditeur de Shigerui présenté comme un Shonen à un public qui n’est pas dupe.

Mako-chan et Sakimura c’est un peu l’union de la carpe et du lapin qui mijotent dans une soupe Miso. Une rencontre improbable dans un lieu où il n’y a habituellement personne à part ceux qui souhaitent échapper au regard de la société. Une jeune femme suicidaire et un assassin aux airs d’adolescent heureux d’être à la Japan Expo. Un assassin dont l’humeur joyeuse détonne quant à la nature de son activité. Pour lui, tuer est un jeu qui se prépare à l’avance, l’organisation et la rigueur de s’y tenir sont les facteurs clés de succès qui permettent à ce tueur, qui ne recule devant rien pour éliminer sa victime, d’échapper à ses poursuivants.

Dégoûtée par l’impunité dont semble bénéficier les assassins, elle décide de se confier à un assassin. C’est un peu comme si vous vous faisiez cambrioler régulièrement et qu’un jour, en tombant nez à nez avec le monte en l’air, vous lui servez un café et discutez avec lui afin de savoir ce qui le motive vraiment. Tellement vous êtes fatigué de reprendre des procédures qui se termineront de la même manière que la fois dernière où vous aviez entamé les mêmes procédures.

 

L’ange Exterminateur

 

Le premier à figurer sur la liste de Chiho est un jeune étudiant oisif, fils d’un membre de la Chambre des Représentants, composante de la Diète japonaise, l’équivalent de notre parlement.

Après avoir appris la mort de son fils ce député influent ne souhaite pas engager les forces de police de manière officielle dans cette affaire, il décide de lancer aux trousses de Mako-chan un vieux chasseur au cuir tanné, le genre de personnage qu’il valait mieux ne pas croiser dans une rue sombre pendant la seconde guerre mondiale. Le genre de gonze qui vous dissous dans l’acide sur un coup de tête mais qui accepte de se montrer conciliant dès lors que vous lui avez payé le prix qu’il a demandé.

On sent poindre les prémisses d’un duel entre ancienne école et un serial-killer de poche qui tue le temps sur Flappy Birds.

 

S’il fallait résumer Kami-Sama Kisama en moins de cinq minutes car il vous reste moins de cinq minutes à vivre, je dirais que c’est comme si Danny Boyle rencontrait Kitawa Touta autour d’un thé Matcha 😋 et qu’à l’issue d’un échange équivalent, le cinéaste propose au mangaka de Dead Tube de se lancer dans un projet commun. « Créons un manga où la violence est à prendre au second degré, développons autour de notre fil conducteur des thèmes de corruption politique, de déshérence sociale et de domination mentale. L’homme réduit à sa plus simple expression de prédateur, un chasseur cueilleur d’organes internes et de scalps de femmes Barbara Gould qu’il collectionne dans sa cave en rêvant de vous la faire visiter un jour. »

 

Un manga à lire avant de manger car après il sera trop tard. Le volume 1 est disponible ici.

 

 

Mangaka : Matsuhashi Inusuke

Éditeur : PaniniComics

 

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