Ratakia no Majo, la sorcière qui vous veut du bien

Encore un article sur une sorcière… Il ne serait pas étonnant pour vous de croire que Ohayominasan.com est sponsorisé par le mouvement Wicca.

Nous n’en sommes pas là et à priori nous n’y serons jamais.

On va rester gentil, chanter comme des chérubins sans attendre la venue du messie mais si à l’occasion il se décidait à enfin passer nous voir j’espère qu’il vous sauvera, en ce qui me concerne je suis sain et sauf mais je suis prêt à boire un thé vert avec lui.

 

Ratakia No Marjo

 

Ratakia No Majo est un recueil de 7 histoires courtes qui se lisent comme des tranches de vie.

7 contes surréalistes qui nous expliquent comment est-ce que la tradition se perd dans les routes sinueuses de notre monde moderne, 7 histoires qui pourraient sauver le monde s’il lui venait l’envie d’ouvrir les yeux.

Dans la première, on rencontre un père Noël à mi-chemin entre Karl Marx et Vladimir Poutine qui se plaint du caractère intrusif des third party dans ses datas car il soupçonne ces third party de revendre ses données à des enseignes commerciales.

Un père Noël pour lequel Noël n’est pas joyeux car pour lui ça n’est pas un jour férié mais plutôt une journée de travail harassante qui demande une organisation millimétrée afin d’assurer à sa logistique une fluidité qui ferait plaisir à bon nombre de bourses de fret.

Dans la deuxième, vous suivrez les tribulations d’un jeune couple qui n’aurait pas dû sortir des sentiers battus par le Guide du routard local.

Je ne vous dévoilerai pas les autres historiettes car je ne saurais vous priver de la primeur de leur découverte. Les bonnes histoires sont rares, autant les déguster tranquillement, au calme, à l’heure du thé.

 

Ratakia No Barjo

 

Ratakia est plus discrète que ses collègues Mako-chan et Kurokawa Mikage, en effet elle laisse la place à toutes sortes de personnages haut en couleurs, n’apparaissant pour sa part que dans la septième et dernière histoire.

La sorcière dans le sens fantasmagorique du terme est un individu mystique vendant ses services à ceux qui peuvent se permettre de perdre leur âme. Vivant aux crochets de ceux qui n’ont pas conscience de leur lumière, elle récupère les imprudents qui se sont perdus en chemin et laissera pourrir leur corps dans son antre de mante religieuse. Si dans la réalité certaines sorcières avaient tous les atours de l’ambassadrice du Diable sur Terre, la plupart n’étaient que des herboristes expertes en plantes médicinales plus ou moins heureuses dans le dosage du principe actif des dites plantes.

Je dis plus ou moins heureuses car le dosage est une science en soi qui varie d’une personne à une autre en fonction de son poids et de pleins d’autres paramètres.

Au millilitre près, un surdosage peut être mortel et au Moyen Âge, on n’avait pas trop tendance à privilégier la thèse de l’accident.

La mort de l’innocent prouvait votre filiation avec le diable et afin d’accélérer les conversions à la religion du livre, religion d’amour pour son prochain, l’inquisition faisait de vous un exemple en vous invitant à subir une séance de questions digne des plus beaux donjons Bdsm.

Dans le pire des cas, vous vous êtes converti sous la contrainte et dans le meilleur des cas, les inquisiteurs vous envoyaient rejoindre un Seigneur qui n’en demandait pas tant, un simple grain de beauté mal placé suffisait parfois à vous condamner au bûcher, immolées comme un sacrifice à un dieu païen.

Quand on sait que la quinine, utilisée comme antipaludique, découle d’une plante on se dit que non seulement sans ce savoir il n’y aurait pas de médecine moderne mais de plus si l’homme n’avait pas procéder à l’inquisition bien des remèdes auraient été découvert des siècles plus tôt.

 

Je ne sais pas ce que Ratakia soignera chez vous mais j’espère que lorsque vous irez mieux, vous ne l’oublierez pas.

 

 

Magazine de prépublication : Ikki

Editeur Japonais : Shueisha

Mangaka : KASABE Tetsu

 

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