Sekai no Aikotoba wa Mizu, l’or bleu

Une série d’histoires courtes écrites sur le fil de l’eau. 

 » Une menthe à l’eau s’il vous plaît  ! »

Pour prendre conscience de l’importance de l’eau, il suffit d’avoir soif à une heure de pointe dans le métro parisien au mois d’août. Coincé entre le marteau et l’enclume, vous êtes le seul à savoir qu’il vous reste huit longues stations à traverser avant de pouvoir respirer tout d’abord, puis boire une eau qui vous sauve la vie à chaque fois que vous en buvez.

Au delà de la symbolique de pureté qui accompagne le baptême ou les ablutions, l’eau est la substance qui rend la vie possible.

L’eau c’est de l’air liquide, de l’oxygène à boire qui accompagne autant ce que l’on aime manger que nos efforts lors nos exercices physiques.

L’eau n’a pas de teinte, elle prend la couleur de ce qui se reflète en elle, miroir de celle et de celui qui la regarde.

Elle est en tout et avant tout en nous car nous sommes constitués à 90 % d’eau ce qui fait de nous des hommes poissons. Des hommes poissons souples car nos os sont composés à 22% d’eau en moyenne (source https://www.chateaudeau.com/pourquoi-leau-est-elle-si-importante ), sans eau pour lubrifier les mouvements de nos articulations, nous développons de l’arthrose.

Blague à part sur l’homme poisson, vous aurez compris mon partie pris pour l’eau et pour toutes entreprises permettant à l’homme de se montrer un peu moins arrogant

Car, sans faire l’apologie de la feuille de chêne en guise de papier toilette, il n’y a rien de plus irrespectueux que de faire caca dans de l’eau potable.

Cela nous prouve que contrairement à ce que dit Fela dans sa chanson, l’eau a un ennemi et cet ennemi clairement identifié est l’homme et ses déchets radioactifs qui refroidissent dans l’eau.

H2O 

Dans le manga du jour, chaque histoire présente l’eau sous ses différents aspects, l’eau et ses innombrables bienfaits pour l’homme et la nature. Des anticorps et  autres sympathiques micro-organismes que l’on se transmet lors d’un baiser à la bruine légère qui réveille la végétation le matin, la poésie et la justesse de cette œuvre de ANDOU Ikori nous montre que l’on ne mesure pas suffisamment la chance que l’on a de pouvoir habiter une goutte d’eau en orbite autour du soleil.

La terre est un miracle qui flotte dans l’univers, il suffit de mesurer la taille d’un cyclone sur Jupiter pour s’en rendre compte.

Graphiquement, Seikai No Aikotoba wa Mizu a des accents de bds européenne ce qui ne dépaysera pas les plus casanières d’entre vous. Celles et ceux qui ont l’habitude de s’aventurer dans les traits typiques du manga traverseront cette œuvre comme un air de nostalgie qui retrouve l’espace d’un instant le style fragile de la bande dessinée Beatnik.

J’espère que cet article vous a donné soif car c’est bien la seule fois que je ne culpabiliserai pas à vous inciter à boire.

 

Éditeur Japonais : Tokuma Shoten

Magazine de prépublication : Comic Ryu

Mangaka : ANDOU Ikori

 

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