Oogami-san Dadamore desu, l’amour à fleur de peau

La curiosité n’est pas un défaut, je me risquerai même à affirmer que la curiosité est une qualité remarquable qui a permis à l’humanité de se poser des questions sur la raison de son existence, le sens de la vie, son rapport à l’autre et la notion de respect de son environnement.

Sans curiosité, l’humanité n’aurait pas cherché à explorer le monde pour savoir ce qu’il y a au delà de son horizon directe. Elle se serait contentée de la pluie et du soleil sans jamais cherché à comprendre le cycle de la nature.

Sans curiosité l’humanité n’aurait pas suivi le chemin des oiseaux migrateurs qui ont guidé les troupeaux d’humains vers d’autres abreuvoirs.

Comme la curiosité n’aime pas la solitude, elle se plaît à accompagner certains sentiments et personne ne contestera qu’il n’est pas de sentiment qui nous rend plus curieux que l’amour. L’amour nous donne envie de tout savoir sur l’autre, ses goûts, ses aspirations, ses us et coutumes, ses expressions favorites, tout ce qui touche à l’être aimé revêt un caractère sacré qui pourrait donner naissance à une nouvelle religion si l’amour ne durait pas que 3 ans.

En 2018, le romantisme a du plomb dans l’aile, l’horizon est bouchée par des rangées de gratte-ciel en érection comme une Trump Tower, les porcs ont été balancé du dernier étage et il en est encore certains qui essaient de ralentir leur chute.

Montre moi ton zizi

Le phalus social n’est que le cadet des soucis de Oogami-san, l’héroïne de notre œuvre du jour.

Alors que la majeure partie du globe a été exploré, notre jeune fille ne songe qu’à l’horizon du slip de Yaginuma-kun, son camarade de classe et cela la gène pour se faire des amis car elle a l’impression que ce qu’elle pense est écrit sur son front.

Oogami-san est une jeune fille curieuse qui se pose des questions sur l’anatomie masculine notamment le zizi masculin. Je préfère préciser le genre du zizi car il existe des zizis féminins que les anglophones appellent Strapon et qui apparemment font fureur auprès des femmes ces dernières années. Théoriquement, je devrais étayer cette affirmation d’un résultat d’études précis sur la question de cette nouvelle pratique culturelle mais je me vois mal interroger une légion de femmes armées de gode ceinture prêtes à me dégainer si je leur tourne le dos trop longtemps.

La curiosité de Oogami-san n’est pas totalement gratuite. Elle est sans doute liée à une intuition qui la mène à se poser des questions sur son intriguant condisciple.

Elle apprendra à ses dépens que tous ceux qui entrent en contact avec sa peau expriment à voix haute ce qu’ils pensent en leur for intérieur.

Ainsi, après l’avoir touché, un de ses camarades lui a demandé devant toute la classe de changer de place afin qu’il puisse admirer les dessous de leur camarade Uzaki.

Contrairement à Syd Barrett, ma femme, qui entre dans la peau de l’autre en le touchant, Yaginuma fait sortir l’autre de lui-même en faisant jaillir la source de sa gêne, des fantasmes qui ne seraient jamais remontés à l’air libre si sa peau et celle de l’autre n’étaient pas rentrées en contact.

Ayant l’habitude des pensées tordues des gens, Yaginuma n’est pas choqué par celles de Oogami-san, cela ne l’empêchera pas de devenir ami avec elle même si au fond Oogami espère plus qu’une simple amitié.

L’avis Otacos

La qualité de l’écriture des dialogues entre les personnages est la raison pour laquelle je vous présente cette oeuvre de YOSHIDAMARU Yuu.

Les échanges drôles et intelligents rendent cette histoire vivante, les personnages honnêtes et extrêmement humains.

Le character design n’est pas en reste lorsqu’il s’agit d’évoquer les qualités de cette œuvre, le trait du mangaka est rafraîchissant et tonique, la lecture de ce manga n’en est que plus agréable. De l’expressive Oogami-san au taciturne Yaginuma chacun ressemble à la vie que l’on vit lorsque l’on se construit et je suis certain que vous retrouverez à travers eux des moments que vous avez vécu.

 

Éditeur Japonais : Kodansha

Magazine de prépublication : Afternoon

Mangaka : YOSHIDAMARU Yuu

 

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