Osananajimi ni Najimitai, l’amour depuis l’enfance

En ce premier jour de la suite de leur vie, les lycéens passent l’épreuve de philosophie. Je vous ferai l’économie de mes souvenirs du bac en 1998. Si aujourd’hui certains candidats se plaignent de devoir plancher pendant la Coupe du monde 2018, qu’ils me demandent comment est-ce que j’ai fait en 1998 pour rester concentré sur mes révisions alors que la coupe du monde allait se jouer à 3 arrêts de bus de chez moi.

 

Un stade de France construit à St Denis, des habitants expropriés afin d’améliorer la vue que l’on a du stade, des commerçants appâtés par l’afflux de supporters, des appels d’offres opaques qui ont vu certains promoteurs immobiliers disparaître du jour au lendemain.

Pour moi, St Denis c’était le marché aux senteurs multiples, les jeunes femmes que j’embrasse avec les yeux, NTM, la boulangerie à côté de l’entrée du métro, Suprême NTM, le  Mcdo de St Denis basilique, le magasin de musique en face du McDo et le Score Games à côté. Certains me parleront du KFC mais la queue y était parfois si longue que tu aurais eu le temps de préparer toi même ton poulet pané en attendant d’être servi. C’est d’ailleurs de cette manière que la franchise Chicken Spot est né, la frustration étant la meilleure des sources d’inspiration, vous apprendrez ainsi qu’il ne faut jamais sous estimer la puissance d’un pakistanais qui veut manger du poulet. Kodek* ?

 

L’amour vache

 

Le manga du jour s’intéresse à une jeune fille que l’on oubliera jamais.

On a tous eu une amie d’enfance un peu garçon manqué que l’on était ravi d’avoir dans son équipe de football lors des cours d’EPS. Une camarade de classe que l’on a d’abord pris pour un camarade avant de se rendre compte que sous ses traits de sauvageons se cachait une fille. Une fille qui frappait les garçons,

Une amie d’enfance avec laquelle on s’est battu comme ceux qui s’aiment mais qui n’ont pas assez de mots dans leur vocabulaire pour se le dire.

Osananajimi ni najimitai est un manga sans paroles car c’est le regard des personnages qui raconte l’histoire. Fujimino Daisuke est un jeune homme ravi de retrouver Hino Matsuri, cette jeune fille qui lui donnait du fil à retordre, une flèche qui courrait aussi voir plus vite que lui, une jeune femme qu’il retrouve par le plus grand des hasards sur les chemins du destin. Il a d’abord eu un peu de mal à la reconnaître car même si elle a gardé la même tête qu’à l’époque, il a tout de même l’impression que cette tête a été greffée sur le corps d’ Emily Ratajkowski. Il est difficile pour lui de croire que cette charmante jeune femme est celle avec laquelle il passait son temps à se chamailler lorsqu’ils étaient enfants.

Passé le choc des retrouvailles, les deux amis d’enfance ont vite retrouvé leurs bonnes vieilles habitudes.

Au delà des apparences, elle n’a pas perdu l’essentiel c’est à dire ce caractère de cochon qui déteste perdre au bras de fer ou à toute autre compétition.

C’est ainsi qu’ils explorent ensemble les premiers jours de leur nouvelle vie, une vie nouvelle qui prend racine dans leur enfance commune, un cadre qui jusqu’au partage d’un souffle nous permet d’apprécier la finesse de ce récit.

 

*compris ? En langage poulet

Éditeur Japonais : Kadokawa

Magazine de prépublication : Comic Flapper

Mangaka : ARAIDO Kagiri

 

Ce diaporama nécessite JavaScript.

 

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.