Nightmare Funk, le crépuscule de vos yeux

« C’est ton inconscient qui te joue des tours », « C’est juste une sensation de déjà vu, c’est rien. » « Tu devrais jouer au loto. » « J’y crois pas, il doit y avoir une explication même si pour l’instant je n’en ai pas. »

« C’est rien. »

 

Juste un bug de mémoire,  » le cerveau prend pour ancien quelque chose de nouveau  » selon Perrine Ruby, chargée de recherche à l’Inserm, au sein du centre de recherche en neurosciences de Lyon.

Faudrait peut-être que j’aille me faire défragmenter le cerveau, ça m’aidera sans doute à m’aérer l’esprit afin d’y voir plus clair. Pourtant rien n’a été plus claire dans ma vie que le rêve où j’ai vu la mort venir prendre la vie de mes potes. La mort portait une robe bleue nuit, ce bleu profond qui sort du cadre du rêve habituel et qui vous emmène là où vos yeux peuvent voir ce que vous ne pourrez pas modifier.

 

Ce rêve qui n’en est pas un

 

J’ai toujours détesté les réactions des gens qui commentent de manière légère une violence qu’il ne subiront jamais. Car le rêve prémonitoire est une violence quelque soit l’issue du rêve, d’ailleurs ce mot « rêve » n’est pas approprié dans le cas d’une prémonition car lorsque l’on rêve, inconsciemment on sait que l’on rêve. J’ai déjà rêvé de femmes sur lesquelles je fantasmais, je savais que je rêvais même si les sensations éprouvées étaient très agréables. Dans le cas du rêve prémonitoire, on devrait clairement parler de vision vécue de manière intensément réelle car la réalité n’est pas conçue par notre inconscient. Dès les premières secondes de ce que l’on voit à ce moment, la sensation est terrifiante car on se demande ce qu’on fait là, à l’endroit où l’on n’est, il y 3 secondes j’étais encore dans mon lit et maintenant je suis au milieu de gens qui ne me voient pas, occupés à essayer de désincarcérer des corps broyés dans la tôle tordue, un survivant râle, son corps gémit et je me réveille en pleurant. Je transpire depuis 14 ans. La vision de la nuit de vendredi s’est réalisée le lundi qui suivait avant l’aube. J’ai prévenu autour de moi tout ceux que j’ai pu, j’avais l’espoir comme cette jeune policière de pouvoir changer le cours des choses. Personne ne m’a cru jusqu’à ce que cela arrive et je n’ai pas accepté les excuses de ceux qui s’étaient moqués de moi. En face de la mort, je n’ai pas le temps de rigoler.

 

Les Nuits Funky

 

Le manga du jour a la même odeur que le trou de balle de la nuit. L’héroïne est Kurusu Hiyori, une jeune policière qui se pisse dessus après chaque rêve prémonitoire qu’elle fait. Celle que tous ses collègues du commissariat surnomment la déesse de la mort, mis à part l’inspecteur Tashibana, essaye de mettre ce don au service de la police.

Sa première vision lui a montré la mort de son père et elle n’a su que c’était vrai qu’au moment où son père est mort. Depuis, elle essaie de changer le cours des choses lorsqu’elle fait ce genre de rêves mais malheureusement pour elle, ces visions ne lui ont permis que de constater les crimes et de figurer sur les photos des articles relatant le crime d’où son surnom de Déesse de la mort. Un jour, alors qu’elle sollicite l’aide de Tashibana, ce dernier lui explique que sa division est sur la piste d’un dangereux criminel qui vient d’entrer dans le territoire japonais.

Alors que Hiyori enquêtait sur la disparition d’une jeune femme qu’elle a vu dans un rêve à Tsunohazu Town, elle tombe sur un étranger, individu sans gêne à mi-chemin entre Dark Schneider et Van Hellsing, un serial peloteur qui ne survivrait pas 5 minutes à la furie Metoo de ma TL sur Twitter.

Après avoir été malmenée par l’impudent aux mains baladeuses, elle le retrouve lors d’un rêve prémonitoire où un sniper lui loge une balle dans la tête. Bien décidé à réussir à changer le cours du destin arrivera t’elle à le convaincre de ce que tous trouvent insensé ?

 

Avis du tacleur

 

Graphiquement, j’aime le trait de Takemura Youhei au style très dynamique qui nous donne des personnages très vivant.

Je ne sais pas si j’aime l’histoire compte tenu des similitudes avec ma souffrance personnelle mais j’éprouve une compassion infinie pour cette héroïne. Elle, qui côtoie la mort contre son gré et qui malgré cela ne perd pas espoir de pouvoir répondre à ce qu’elle prend pour un appel au secours émanant de l’âme de ceux qu’elle voit.

 

Magazine de prépublication : Jump SQ

Éditeur Japonais : Shueisha

Mangaka : Takemura Youhei

 

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