Kunoichi Tsubaki No Mune No Uchi, où sont les hommes ?

Le manga du jour s’intéresse à des kunoichi pour lesquelles l’homme est un mystère.

 

Kunoichi, mon amour

 

Les Kunoichi dans le sens traditionnel du terme n’étaient pas des amazones vivants reclus dans un village des montagnes, lançant des shurikens pimentés aux hommes ayant eu le toupet de s’aventurer sur leurs terres.

Dans la réalité historique qu’il est mal aisé d’étayer vu que leurs activités étaient clandestines et que ces jeunes femmes n’étaient pas du genre à laisser des traces écrites comme des rapports d’activité qui nous permettrait de mieux connaître les détails de leur vie, on sait peu de choses sur ces travailleuses de l’ombre. Il est donc très difficile aujourd’hui de démêler le fantasme de la réalité.

Cependant on sait que la principale mission des femmes appartenant à un clan ninja était l’infiltration du camp adverse en rentrant dans les bonnes grâces de la cible du contrat.

L’une des seules Kunoichi à avoir laisser une trace dans l’histoire du Japon est Mochizuki Chiyome. À l’origine, selon ninjaencyclopedia.com, la famille Mochizuki était à la tête du clan ninja médium Kouga, un clan résidant dans le quartier Shinano du territoire de la famille Takeda. Les Kouga sont donc les affidés de la famille Takeda comme bons nombres de clans ninja au service de leur seigneur. Chiyome, héritière d’un clan ninja, fut mariée au neveu du seigneur Takeda Shingen, Moritoki. Malheureusement pour lui, à peine eût il le temps de goûter aux délices du corps de sa femme qu’il se fît tuer lors d’une bataille en 156 après J.C. Takeda Shingen décida de confier à sa belle fille la position de cheffe de son clan, plus précisément cheffe d’un clan ninja médium. Il faut savoir que dans ce Japon archaïque, on prête aux ninjas des aptitudes surnaturelles, les ninjas et les médiums (Syugendo) partageant des liens extrêmement étroits. Chiyome est donc une jeune veuve dynamique qui se retrouve à la tête d’une petite entreprise de l’ombre que son seigneur lui ordonne de faire prospérer. Sous la houlette de son clan, Chiyome recueillera des orphelines de guerre et sélectionnera parmi elles les plus jolies afin de leur enseigner l’art de l’espionnage.

 

Lorsque l’objectif est la manipulation, le charme est une arme redoutable pour obtenir des informations stratégiques. En effet, la chair est faible et il n’y a rien de plus fragile qu’un homme amoureux, il n’est rien de plus facile à duper qu’un homme sous le charme d’une femme pratiquant la désinformation.

 

L’infiltration nécessitant une couverture n’éveillant aucun soupçon, les Kunoichi utilisent leurs compétences acquises lors de leur formation pour se glisser dans la peau d’une servante, d’une geisha, d’une diseuse de bonnes aventures ou bien d’une marchande ambulante afin de pouvoir pratiquer leurs activités d’espionnage en toute quiétude.

 

Les 36 chambres de l’Akane Clan

 

Stupeur dans le clan Akane ! À la nuit tombée, Sazanka et Asagao manquent à l’appel, raison pour laquelle la Sensei du clan passe un savon à Tsubaki, l’héroïne de ce manga de YAMAMOTO Souichirou.

D’autant plus que le temps presse car le clan des hommes ninjas Aoi prend ses quartiers d’été dans la montagne, là où la Sensei les soupçonne de s’être rendues.

Sazanka et Asagao étant deux kunoichi appartenant à la petite brigade de Tsubaki, c’est à elle que l’on confie la responsabilité de ramener les deux monte en l’air.

Après les avoir retrouver rapidement car Tsubaki est une fille au top, notre capitaine finit par se faire vaincre par la technique de persuasion de Sazanka qui réussit à lui faire admettre que la gente masculine pique sa curiosité.

Elle veut elle aussi rencontrer un homme pour voir s’ils ont la grosse tête et le petit corps que la rumeur leur prête. Pourra t’elle lever le voile sur les hommes sans tomber sur un lièvre ? Pourquoi est-ce que leur Sensei insiste t’elle sur la dangerosité des hommes ?

 

L’avis Desuka

 

Si l’envie m’est venu d’écrire un contenu décontracté sur de jeunes filles en fleurs, c’est pour souligner la qualité de leur grand front qui leur donne l’air le plus mignon du monde.

Je ne fais pas de fixation sur ce détail mais je tenais à saluer les tournures délicates de l’auteur qui donnent aux traits de chaque kunoichi la forme de leur personnalité. Sazanka a la mine des petites futées qui vous jouent des tours, Asagao ressemble à votre copine qui a toujours sommeil et qui, lorsqu’elle n’a pas sommeil, a toujours faim, Tsubaki est la grande sœur qui veille sur ses turbulentes petites sœurs et la Sensei pourrait être leur mère.

Ce manga aux allures de Running Gag est une bouffée d’air frais lors d’un plan anti canicule.

Découvrez sans plus attendre ces kunoichi avant qu’elles ne retournent se tapir dans l’ombre.

 

Mangaka : YAMAMOTO Souichiro

Magazine de prépublication : Gessan

Éditeur Japonais : Shogakukan

 

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