Platina End, l’égoïsme platinum

En général sur Ohayominasan.com, on n’aime pas trop diffuser l’énergie négative, raison pour laquelle l’on ne parle que des mangas qu’on aime et qu’on a envie de partager avec vous. Pourtant, même si l’on préfère la quiétude d’un après-midi qui se termine par une douce tasse de thé, on se doit parfois de sortir de notre zone de confort afin de protéger notre jardin, sortir le bleu de chauffe pour lutter contre les ravages de la médiocrité. 

Sans doute échaudé par l’immense déception que j’ai ressenti en lisant les premiers chapitres d’Eden’s Zero de Hiro Mashima qui, après avoir copier tout le monde pour réaliser Fairy Tail, a fini par se copier lui-même en reprenant traits pour traits ses personnages de la fameuse guilde, j’avais quelques appréhensions quant à l’intérêt du nouveau manga de l’auteur de Death Notes.

 

Platinum Dead End

 

Et tout porte à croire que mon intuition ne m’a pas induit en erreur.

Lorsqu’on lit Platina End, on a l’impression de faire face à un scénario écrit par une intelligence artificielle qui aurait croisé les plus grands succès du moment pour les fusionner dans cette œuvre sans forme ni fondement intellectuelle. Sans compter le plagiat du scénario de Ueki no Housoku où Dieu cherchait lui aussi un successeur parmi les humains.

Je ne souhaite pas blasphémer mais si des anges descendaient sur Terre pour chercher le successeur de Dieu, je pense qu’ils choisiraient une fleur ou un arbre qui sont pour moi les formes de vie les plus aboutis et les plus utiles à la Terre.

Le principe de base du scénario de Death Notes était tellement génial que pour impacter le public de la même manière, il aurait fallu écrire un scénario au moins aussi bon et original que celui de Death Notes. Au lieu de ça, Platina End passe pour une séquelle de Death Notes, un sous Death Notes où, à la place du démon qui confie à un humain un livre surnaturel qui tue les gens dont on inscrit le nom sur une de ses pages, on fait descendre un ange sur Terre pour donner le même type de pouvoir à un humain.

Aujourd’hui, j’ai voulu prendre ma plume pour souligner la pauvreté spirituelle de ce manga qui prétend donner la parole aux anges.

Je n’ai jamais rencontré d’anges de ma vie mais si d’aventure cela devait arriver, je ne pense pas qu’ils m’encourageraient à devenir un meurtrier. Cela n’a absolument aucun sens.

Dans la vie, tout ce que j’aime ce sont les combats perdu d’avance car ce sont les seuls combats que j’ai envie de gagner mais ce manga n’est pas un combat, c’est un gouffre intellectuel dans lequel je vous empêcherai de sombrer.

C’est triste de voir un artiste ne pas réussir à retrouver l’inspiration mais si OHBA Tsugumi persiste sur cette voie, il sera voué à disparaître comme Masamune Shirow, incapable de se renouveler après Ghost in the Shell.

 

 

Éditeur Japonais : Shueisha

Éditeur Anglais : Viz

Magazine de prépublication : Jump SQ

Mangaka : OBATA Takeshi

Auteur : OHBA Tsugumi

 

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