Jiraishin Diablo, le Black Book Club illustré

Je ne veux pas mourir mais si cela devait arriver demain je ne rêve pas d’une mort lente et difficile. Je souhaite m’endormir comme un bébé puis me réveiller comme un ange enfin de retour dans le royaume de Dieu.

 

Je ne veux pas souffrir, je ne veux pas que l’on mesure ma bravoure à la hauteur du niveau de douleur qui traverserait mon corps. Je n’ai pas besoin de cette postérité qui vantera mes prouesses physiques lors de la fin des temps. Je ne suis même pas Désolé de décevoir ceux qui s’imaginent sublimes lors de leurs derniers instants, je n’ai pas besoin qu’on fasse durer le suspense. Je ne veux pas vivre les dernières heures des habitants de l’île d’Amakura en prise directe avec la lâcheté d’Etat dans la gestion de cette situation de crise, une lâcheté à laquelle l’on trouvera toujours une bonne excuse. L’homme aime avoir une bonne excuse pour rejeter l’autre car l’autre est l’ombre archaïque de nos angoisses, il porte les germes de la mort, l’autre est celui qu’on accuse d’avoir tous les torts car sans l’autre comment avoir raison ?

Quel est le crime commis par les  habitants de l’île d’Amakura ? Celui d’être tombés malade apparemment. Tomber malade est un crime lorsque la maladie est une épidémie, une épidémie qui s’est répandue en une journée, le temps que la rumeur fasse le tour de l’île, île mise en quarantaine par le gouvernement de manière à ce que cette nouvelle forme d’Influenza ne décime que la population d’Amakura.

Après avoir passer quelque temps en dehors des radars, l’inspecteur Kyoya Ida refait surface pour enquêter sur cette affaire. Cependant, contrairement à Jiraishin, Jiraishin Diablo accorde un rôle secondaire à Kyoya qui semble s’être enfoncé un peu plus dans la fange de Shinjuku. Dans le dernier chapitre de la série des Jiraishin, c’est le détective privé Kogure qui dissèque le corps de la bête en enquêtant de manière rigoureuse sur cette affaire sur laquelle l’État cherche à poser une chape de plomb.

Même si le genre policier est surreprésenté dans l’industrie du divertissement à travers des personnages hyper stéréotypés, je vous invite à ne pas prendre à la légère l’investissement de l’inspecteur Kogure.

Car il est difficile de mettre en doute la détermination de quelqu’un qui est capable d’échanger son œil contre une partie de la vérité.

À réserver à un public suffisamment averti par la violence de cette article.

 

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Mangaka : TAKAHASHI Tsutomu

Magazine de prépublication : good!Afternoon

Éditeur Japonais : Kodansha

 

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