NekoWappa!, les chats volants

La rentrée est un rituel social que l’on craint chaque année, une cérémonie où le prêtre est votre professeur ou votre N+1.

La plupart des adeptes de ce culte sont heureux de se retrouver après un été meurtrier passé à lutter contre les moustiques, d’autres ont déjà stabiloté les prochaines vacances dans leur nouvel agenda bien neuf alors que
certains sont si tendus qu’on les croirait à deux doigts de sacrifier un bouc émissaire afin d’assurer la paix dans leur établissement. Ils s’en tiendront comme la plupart à l’immolation symbolique d’une victime qui subira toute l’année les assauts du groupe à travers un harcèlement moral que la morale réprouve.

 

Chat Perché

 

Le manga du jour se consacre à la rentrée des classes un peu particulière pour nôtre héroïne répondant au nom de Tama. Particulière car cette charmante jeune fille découvre pour la première fois le monde des humains.

Tama est une divine enfant ayant été recueillis par des chats dans un sanctuaire où ses parents l’ont abandonnée. Cependant, ne vous y trompez pas, ces chats n’ont rien à voir avec les chats que vous avez l’habitude de côtoyer.
En effet, ces chats sont des dieux que les humains honorent à travers des prières et des offrandes dans des temples ou des sanctuaires qui leur sont dédiés. Ces chats que l’on croirait sortie d’un épisode de Ranma 1/2 nourrissent un espoir à travers Tama.
En élevant une humaine comme si c’était leur propre enfant peut-être arriveront ils à renouer des liens avec les humains qui ont laissé leur sanctuaire tomber en désuétude.

Mais en même temps, si à chaque fois que quelqu’un meurt il devient un dieu, il risque d’y avoir des embouteillages dans le panthéon des déités.

Le Japon pourrait être surnommé l’archipel des divinités tant elles sont nombreuses car il y a presque autant de dieux que de japonais. La religion majoritaire au sein de la population est un syncrétisme Shinto-Bouddhiste que Wikipedia connait bien mieux que moi.

Je vous présente le décor de ces déités à titre informatif, Dieu me garde de tout prosélytisme, mon objectif n’est pas de faire de vous une adoratrice de l’une d’entre elles.

D’autant plus que rendre un culte à chaque dieu est extrêmement chronophage, l’homme est sollicité au point où l’on se demande si dans ce monde ce ne sont pas les dieux qui ont besoin des gens.

En tout états de cause, ils devraient prendre exemple sur le Nyan Cat, car ce chat mobile qui vole à travers l’espace et le temps est sans doute une divinité 2.0 qui sait se servir des outils de communication d’aujourd’hui.

 

Mangaka : Matsumoto Naoya

Éditeur Japonais : Shueisha

Magazine de prépublication : Shuukan Shonen Magazine

 

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