Hagure Idol Jigokuhen, l’enfer des idoles J-Pop

Je n’ai rien contre une fille sexy qui chante, surtout quand elle chante bien.

À priori, une professionnelle de la chanson est professionnelle car elle a des qualités artistiques au dessus de la moyenne. Je ne veux pas être celui qui empêche une fille jolie d’être chanteuse, professeur de maths, cosmonaute, écrivaine, footballeuse, chroniqueuse tv.. Juste parce que sa beauté empêchera certains de se concentrer sur ce qu’elle dit, sur la pertinence du travail qu’elle produit.

Cependant lorsque la beauté sert à combler un manque de qualités, lorsque la beauté remplace le talent artistique, cela me pose un cas de conscience que je préfère partager avec vous plutôt que de m’énerver tout seul.

À ohayominasan, on aime le Ecchi, on aime l’érotisme qui a du sens, la sensualité qui raconte une histoire cohérente et qui ne tombe pas dans le vulgaire Fan Service des histoires sans queues ni tête mais avec beaucoup de cul. Je n’ai rien contre le cul mais je ne veux pas qu’on me le pose là en se disant que ce cul pourrait raconter la pire histoire du monde, je ne pourrais pas m’empêcher de le regarder. Détrompez vous car pour que je le regarde, il faut qu’il me raconte une histoire aussi belle que lui. Car ce cul a dit qu’il savait chanter, il faut être à la hauteur de sa prétention. Je sais ce qu’un cul sait faire et je le remercie infiniment pour sa science pornographique cependant je l’invite à ne pas péter plus haut que là où il se trouve.

Aretha Franklin est décédée récemment et malheureusement elle n’est pas morte seule. La mère de la Soul est partie en emportant avec elle cette époque où l’aspect de la chanteuse était secondaire. Je ne dis pas qu’à son époque, le cul n’avait pas voix au chapitre, Marilyn Monroe chantait de manière tendre pour celui qu’elle aimait aimer. Marylin n’était pas Aretha Franklin, elle le savait pourtant je préfère la voix de Marylin à quasiment l’ensemble des voix des chanteuses actuelles. La dictature du sexy a rendu les qualités vocales secondaires et l’industrie des idoles J-Pop en est la plus cinglante illustration. Hagure Idol Jigokuhen raconte l’histoire classique comme un disque rayé d’une jeune fille de la campagne qui rêve de devenir une star à la ville. Sincèrement, si vous ne savez pas chanter et que vous pensez pouvoir le faire, il y a un problème psychologique quelque part. L’autotune ne résout pas tout. J’aime le football, je rêve de football lorsque je regarde un match de foot, je suis sur le terrain, je lance Griezmann, je décale Matuidi, je temporise puis je vois la lumière de Kylian Mbappé, but ! Tout le monde court vers moi alors que je suis sur mon canapé à les regarder.
Misora mérite mieux que d’être le parent pauvre d’une histoire stupide. L’industrie qui montre des files d’attente de plusieurs kilomètres lors des castings de nouvelles idoles sait ce qu’elle fait. Très peu seront reçues, d’autres s’en retourneront chez elles mais la plupart iront remplir les bars à putes du Red District où on fera en sorte de les mettre en concurrence entre elles afin qu’elles se disputent ces petits instants de misère que le souteneur estime être mieux que rien. Les mieux loties deviendront actrices porno.
Je ne bande pas pourtant j’aime bander.

J’aimerais que celles qui savent chanter pensent à travailler et entretenir leur voix avant de jeter un oeil à leur profil Instagram lorsqu’elle se lève le matin.

 

 

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