Lucifer no Migite, la main droite de Lucifer

L’hôpital est à nouveau à l’honneur dans l’article d’aujourd’hui.

Cependant, contrairement à Radiation House qui met de l’eau de rose dans un univers de blouses blanches, Lucifer No Migite marche dans les pas du diable qui contrôle le monde des hommes.

 

L’enfer, c’est la guerre

 

Il y a trois ans de cela, Katsumi Yu, un chirurgien surdoué fraîchement diplômé décide de s’engager dans une ONG exerçant dans une zone de guerre en Afrique. Cependant, peu après sa prise de fonction, il fut capturé par une milice qui avait besoin d’un médecin pour soigner ses blessés. Pris en otage mais animé par son idéal de médecine, Katsumi a soigné les blessés pour cette milice pendant des années jusqu’à ce qu’un changement de régime ne fasse basculer le récit un peu plus dans l’horreur. En effet, le groupe de miliciens dans le lequel notre jeune médecin exerçait a été pourchassé par le nouveau régime en place au point qu’un jour Katsumi a été obligé de tuer pour éviter de se faire tuer. Estimant avoir trahi sa vocation de préserver la vie par tous les moyens possibles, il décida de ne plus jamais exercer la médecine et se tatoua sur le bras droit l’inscription, « La main droite de Lucifer », afin de ne jamais oublié ce qui un jour a tué son rêve.

 

Lucifer No Mitigé

 

De retour au Japon, Katsumi traine son spleen de bars en bars qu’il écume le jour et la nuit afin de se noyer dans l’alcool.
Un soir de beuverie, il est pris à partie par un groupe de yakuza qui estimait qu’il tournait un peu trop autour de la petite amie de l’un d’entre eux. S’en suit un pugilat où les coups pleuvent pendant que les noms d’oiseaux volent, Katsumi reçoit un coup de couteau dans l’abdomen mais sous le coup de l’alcool et de l’adrénaline, il ne sent pas la douleur. Après avoir errer quelque peu dans la nuit, il assiste à un accident de la circulation ayant laissé une plaie ouverte à la victime. Malgré les réticences des badauds de laisser quelqu’un qui pue l’alcool apporter les premiers soins à la victime, Katsumi s’en sort comme le génie de la médecine qu’il est en posant un strap à la structure complexe qui ne manquera pas d’attirer l’attention d’un certain Dr Minatono. Dans la même nuit, car apparemment les nuits de Lucifer No Migite sont plus longues que les vôtres, Katsumi retrouve Misaki, un camarade de promo qui a suivi un circuit un peu plus classique que le sien. Après avoir bu un verre avec lui, il rentre seul puis perd connaissance après s’être rendu compte qu’il avait quand même perdu beaucoup de sang. Il reprendra connaissance le lendemain dans une clinique clandestine où tous les exclus de la société viennent se faire soigner.
Après avoir repris des forces, on lui fait visiter cette clinique qui accueille autant les démunis que les riches yakuza. Et sur le pas du seuil d’entrée, il tombe nez à nez avec les yakuza qui l’ont blessé, la situation est critique pour le blessé qui a besoin d’être pris en charge rapidement. Tous les autres membres du staff médical étant au bloc, Katsumi se rend compte qu’il va devoir soigner celui qui lui a mis un coup de couteau en début de soirée.

 

L’avis d’Otaku Desuka

 

Lucifer No Migite c’est l’hôpital qui vient à votre rencontre, c’est l’hôpital qui se déplace sur un terrain de guerre et qui ramassent ceux qui ne sont pas encore morts. C’est un bout de ficelle dans un océan de chair qui rafistole le cœur qui bat encore, c’est un lieu où l’on ne parle pas de bien ou du mal, il est juste question de vie ou de mort et de l’urgence du patient suivant. Katsumi est un pur médecin badass, ivrogne et dragueur fumant clopes sur clopes, il s’était juré de ne plus jamais toucher un bistouri pourtant on sent qu’il va reprendre goût à la médecine dans un hôpital qui lui rappelle la zone de guerre qu’il a connu en Afrique. La clinique clandestine dans laquelle il va exercer accueille une clientèle d’épaves sociales, de naufragés du système qui les a broyé. Car la vie est une guerre qui ne dit pas son nom.

 

Les 6 volumes de ce superbe manga ont été édité par Ki-oon, vous pouvez les retrouver ici.

 

Editeur Français : Ki-oon

Editeur Japonais : Kodansha

Magazine de prépublication : Morning

Mangaka : Serizawa Naoki

 

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