Uzaki-chan wa asobitai/Please don’t bully me, Nagatoro

Aujourd’hui, on vous présente deux mangas qui racontent la même histoire.

D’ailleurs, c’est étrange car graphiquement ces deux mangas sont si proches que l’on se demande si ça n’est pas le même auteur qui sous deux pseudonymes différents en seraient à l’origine.

 

Le théâtre des élèves

 

Si la vie était une longue pièce de théâtre, l’école serait un acte entier dans lequel chacun joue un rôle en ayant la possibilité d’en changer en fonction de l’avancement de sa puberté.

Traditionnellement, le garçon est conçu pour aller à la conquête des filles. Supposé que des anthropologues se penchent sur la sociologie des cours de récréation des écoles maternelle, ils arriveraient très facilement à comprendre l’avènement puis la chute des empires dans l’histoire de l’humanité. Tout est expliqué par les jeux d’enfants qui ne sont pas si anodins lorsqu’on les observe d’un peu plus près. Je me rappelle des batailles pendant lesquelles les garçons s’affrontaient, deux rangées de légionnaires en culotte courte se faisant face, sous les ordres de leur petit empereur respectif

Je sais de quoi je parle, j’ai été moi-même empereur pendant deux jours avant de voir mon règne mis à mal par mon plus fidèle lieutenant parti rejoindre la faction adverse, je n’avais pas su le ménager en lui offrant la jeune fille qu’il convoitait comme tribu, du coup il m’a trahi en emmenant avec lui une grande partie de mes troupes. Après ma débâcle, j’ai trouvé refuge dans le clan des filles au sein duquel j’ai réalisé la futilité du statut de l’empereur car dans une cours de récréation, l’empire ne dure en général qu’une demi journée.

Depuis notre plus tendre enfance, nous avons été habitué à donner aux filles des rôles de soutien psycho médicale afin d’apaiser l’effort des troupes.

Cela explique pourquoi notre psychisme se fissure lorsqu’une femme prend l’initiative, elle met mal à l’aise celui qui a l’habitude de la prendre, sachant que dans un couple l’initiative ne peut être prise que par l’un ou l’autre. Un peu comme si vous aviez appris votre rôle et que votre partenaire de scène se mettait à dire votre texte, les gens regardent, continuez à jouer

Ce psychisme mis à rude épreuve est le lot quotidien de nos deux héros, rôles principaux de leur manga respectif se faisant voler la vedette par leur charmante camarade de la classe de niveau inférieur.

 

Laissez moi tranquille

 

On a tous connu ces matins où tranquillement posé à sa place, nous sommes l’élu, le premier arrivé en classe, appréciant avec grâce la quiétude de cette salle de cours inanimée, nous dirigeons notre corps vers notre secteur de prédilection, là où le chauffage entre en communion avec notre âme, là où vous pouvez momentanément disparaître du champ de vision du professeur lorsqu’elle ou il pose une question qui met la vie du groupe en jeu. La vie du groupe en jeu n’est pas qu’un groupe nominal, c’est une vérité qui se transmet de génération en génération.

La situation devenait parfois si tendue que ceux là même qui jouaient des rôles de jemenfoutiste, laissaient s’exprimer à haute voix leur inquiétude, ouais, ouais vous êtes des intellos, ça se la raconte mais quand il faut répondre aux questions qui fâchent, y’a plus personne, vous avez disparu, on vous vois plus, on va tous mourir, dépêche toi de répondre où je jette ta trousse dehors.

Malheureusement ces instants dignes de l’inquisition espagnole n’étaient pas les seuls moment d’intranquillité que vous pussiez vivre en cours. En effet, l’auteur de la pièce dans laquelle vous jouer un rôle vous a attribué une partenaire incroyable qui semble avoir reçu du ciel le don de vous faire chier en permanence. C’est simple, elle sait exactement quoi faire pour flinguer votre système nerveux vous qui essayiez d’être aussi discret que l’armoire au fond de la classe

La moitié de la classe lit en vous comme dans un livre car votre regard exprime tant de désarroi que l’on entendrait presque votre petite voix dire de manière intelligible, j’étais tranquille là je ne suis pas prêt pour ça, tu vas trop vite, tu parles trop mais qu’est ce que tu racontes ? Arrête tes bêtises, pourquoi tu dis que c’est à cause de moi que tu as mal au dos ? La moitié de la classe se fait des idées et vous vous aimeriez reprendre le contrôle du fil conducteur de votre histoire.

Clairement démuni face à une jeune femme qui vous affiche devant tout le monde en disant des choses gênantes à voix haute, vous finissez par vous rendre compte que vous vous êtes attaché à cette tête mignonne qui déborde d’affection pour vous

Une tête de fraises qui sous des aspects diaboliques était un ange qui veillait sur vous.

 

Titre : Uzaki-chan wa asobitai

Mangaka : Take

Magazine de prépublication : Dragon Age

Éditeur japonais : Fushimi Shobo

 

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Titre 2 : Ijiranaede, Nagatoro/Please don’t bully me Nagatoro

Mangaka : 774 House

Éditeur japonais : Kodansha

Magazine de prépublication : Magazine Pocket

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