Jigoku no Alice, l’humanité brisée

Parfois, il vaut mieux traverser une époque comme un boulet de canon,

ne pas trop traîner en chemin, ne rien demander à ceux qui passaient par là comme des ombres qui ne pensent plus. Parler, ça vous fait ricocher sur les autres, on écorche votre nom, si vous donnez un conseil, ils pensent que vous jugez leur vie, si vous demandez le chemin ils seraient capable de vous le vendre comme s’il leur appartenait. Parfois on se demande ce qu’il y a d’humain en l’homme, que faut il en espérer, est il utile de croire ceux pour qui le mensonge est signe d’intelligence, où le viol fait de vous un être fort, bienvenue parmi ceux qui pratiquent le plus vieux rite initiatique au monde.

 

Alice, la poupée qui dit non

 

Le manga du jour est beau comme la mort d’une planète fatiguée par la guerre.

Le décor est planté dans une ville édentée qui ne digère plus personne. Des coupeurs de routes arraisonnent tout ce qui passe par leur barrage. Les hommes se font dépouillés du peu qu’il leur reste avant d’être réduit au silence éternelle sous les yeux des femmes et de leurs filles souillées quelque soit leur âge jusqu’à ce qu’elle oublie que leur corps leur a appartenu un jour.

Jigoku no Alice c’est une petite poupée en enfer qui sert d’hameçon à un opportuniste, là où l’opportunisme est devenu une qualité car c’est le moins cruel des défauts.

Une figurine à taille humaine contrôlée par un adolescent pour piéger les hommes qui pensaient pouvoir la consommer. Le jeune homme, resté embusqué à plusieurs kilomètres de l’action, leur parle à travers elle, puis les snipent depuis sa position. Il viendra ainsi en aide à une jeune femme qui était sur le point de se faire violer par une bande de charognards.

 

L’avis d’Otaku

 

On retrouve avec plaisir le trait nerveux de Jiro Matsumoto que l’on avait découvert dans Ichigeki, une œuvre magistrale que l’on vous présenté dans cet article. Ici, le contexte historique est différend même si au fond on pourrait dire que c’est le même, Matsumoto semble apprécier les périodes charnières de l’histoire où la confusion règne sur le monde, la transition entre l’ancienne époque et le nouveau monde replonge l’homme dans la barbarie la plus primitive et les personnages essayent de survivre sans oublier leur identité.

 

Un manga à découvrir d’urgence sinon on vous met une fessée.

 

Mangaka : Matsumoto Jiro

Magazine de prépublication : Grand Jump Premium

Éditeur Japonais : Shueisha

 

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