Eat-Man, le plat de résistance

Aujourd’hui, on vous présente une œuvre crée par un mangaka qui a trouvé l’inspiration en jouant à Kirby et Blazeon sur Super Famicom.

 

 

Depuis Toriko, on sait que la nourriture peut nous rendre plus fort en développant nos cellules gourmet. Jusque là, nos cours de SVT nous avait appris comment notre système digestif transforme notre alimentation en nutriments absorbés par notre organisme. Cependant, malgré toute la bonne volonté des équipes pédagogiques qui nous ont concocté nos programmes scolaires, nos cours de SVT ne nous ont pas préparé au système digestif de Bolt, le héros de ce manga de Yoshitomi Akihito qui a de l’appétit pour le métal.

 

Parfois, j’aimerai moi aussi manger mon ordinateur ou mon téléphone portable, en général, un bug de leur part ou tout autre problème technique me donne envie de consommer ces appareils dont l’existence n’est dédiée qu’à une tache qu’ils s’amusent parfois à ne pas comprendre. Ce serait pratique de pouvoir croquer dedans afin de se délecter des terres rares que d’aucun espère un jour aller piocher sur la Lune. La Lune constellée d’autant de cratères seraient mal avisée de se plaindre du traitement que l’homme a prodigué à la Terre.

 

Bolt pourrait être le héros de ces sombres bandes dessinées américaines où le héros marche seul au milieu du vent et des ruines.

Pour certains, Bolt serait la version cyber punk de Kirby au pays des rêves,

Une machine à recycler la rouille qui tue le temps en mangeant le fil conducteur de l’industrie.

A l’instar du vaisseau que vous pilotez dans Blazeon, son bras droit acquiert les caractéristiques de ce qu’il digère

à un degré dépendant de sa volonté, il peut fusionner ou recracher entièrement ce qu’il a mangé pour s’en servir comme arme contre ses ennemis. Pour dire les choses de manière claire, si avant de vous rencontrer, il s’est aventuré dans le pays de Terminator pour s’offrir une armée de T1000 pour le déjeuner, vous êtes perdus. Ne vous tournez pas vers nous à ce moment là car nous ne voulons pas qu’il remarque notre existence.

 

Il aime les clous comme Nono le petit robot

 

Eat-Man the Main Dish est la suite de Eat-Man, un manga du même auteur, sorti en 1996, qui nous raconte la chronique d’un héros solitaire, aventurier mercenaire devenu une légende parmi les vaincus d’une guerre perdue d’avance.

Dans un monde post apocalyptique où l’homme n’est plus au sommet de la chaîne alimentaire, Bolt Crank accepte les offres les plus dangereuses pourvu qu’elles lui permettent d’échapper aux souvenirs de ses compagnons perdus lors du conflit mondial qui a réduit la Terre à l’état de ruine. Ce mystérieux personnage utilise son pouvoir de manière très originale, en effet, comme il a été dit plus haut, Bolt peut se servir des armes, des chars, des cyborgs qu’il a mangé contre ses ennemis mais s’il a un déplacement à faire, il peut manger un véhicule blindé. Plus besoin de porte clefs pour Bolt car notre héros l’a mangé.

Le maire d’une ville perdue dans le désert engage des aventuriers afin de protéger son agglomération contre Bolt Crank qui récemment a déjà détruit 2 villes à lui seul. Mais selon Sally, une aventurière humaine qui fait équipe avec deux autres humains, Joseph et Duncan, cela ne correspond pas à la réputation de Bolt Crank car il n’est pas réputé pour avoir de l’appétit pour les humains. Dans ce monde d’après, les humains cohabitent avec les robots et les humanoïdes qui sont des robots habités par une conscience.

Une Conscience parfois diabolique car le maire de la ville était en réalité un humanoïde fabricant d’humanoïdes tueurs d’humains, il souhaitait engager des aventuriers afin qu’ils protègent son business clandestin.

A la suite de cela, Bolt retrouve la trace d’un des seuls survivants de sa compagnie de chiens de guerre, une conscience habitant un vaisseau mère ou un vaisseau mère doté d’une sensibilité d’humain ? Au stade de développement de l’histoire, on ne saurait dire, tout ce que l’on sait c’est que l’on tient entre les mains un manga qui s’inscrit dans la démarche artistique du héros solitaire qui nous renvoie à Triggun ou Van Hellsing.

Cependant Eat-Man se distingue grâce à une approche visuelle très particulière pour un manga. En effet, la fascination de l’auteur pour l’univers du comics américain ne fait aucun doute.

On peut trouver au graphisme de Eat-Man des accointances avec le style de Dave Gibbons que les fans les plus hardcore de Watchmen réprouveront de la plus snobe des manières.

Pourtant, ces lignes claires, ces décors épurés mais complexes rendent la filiation entre ces deux auteurs indéniables.

Découvrez au plus vite cette œuvre où la Terre n’est plus que l’ombre d’elle-même.

 

Mangaka : Yoshitomi Akihito

Éditeur japonais : Kodansha

Magazine de prépublication : Shounen Sirius

mangalel

 

 

 

 

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