Hiru, le courant d’air

 

Voilà un manga dont on veut vous parler depuis des mois mais qui nous sort de la tête à chaque fois. Sans doute est ce dû à la nature volatile de notre héroïne si discrète qu’elle a fini par disparaître de ce monde.

Yoko Sakura

Air bnb du squat

 

Vous est il déjà arrivé de rentrer chez vous en ayant la sensation que votre appartement avait été visité pendant votre absence ?

Vous vous installez sur un canapé dans le froissement semble suspect, en regardant autour de vous vous constatez que rien n’a bougé mais quelque chose vous interpelle, il plane dans l’atmosphère l’impression que la pièce a été occupée par quelqu’un d’autre que vous

Vous n’êtes pas folle, cette bouteille de lait à peine entamée ce matin semble s’être vidée de sa substance pendant la journée alors que vous étiez au travail. Pas une goutte ne manque mais vous sentez que le lait va tourner.

Vous faites sans doute parti de celles et ceux qui reçoivent sans le savoir la visite de Yoko Sakura, un fantôme qui ne veut pas rejoindre l’au-delà.

Hiru

L’héroïne de ce manga de Imai Daisuke est morte il y a deux mois par inadvertance. Elle pensait faire une fugue. D’ailleurs, est elle vraiment morte ? Elle-même ne le sait pas trop vu qu’avant de mourir, elle a cru s’endormir. Depuis, notre jeune femme errent à Tokyo avec un trousseau de clef qui lui ouvre quelques portes pour se reposer.

Un jour, alors qu’elle s’était assoupie dans un appartement dont elle possède le double des clefs, un jeune garçon entré par effraction dans le même appartement lui laisse une inscription sur son avant bras. Ce jeune homme lui apprendra que la mort n’est pas de tout repos et maintenant qu’ils sont devenus les « sangsues » des êtres de chair et de sang, ils doivent se prémunir des « sangsues » qui voudront leur prendre le peu qu’ils leur restent.

 

L’avis d’Otoko Dashi

 

Dans cette œuvre étrange où l’autre est devenu une ombre, on apprécie l’aspect graphique des décors exaltés par leur perspective, les points de vue choisit donnent de la force à la construction photographique d’un récit où l’humain des villes surpeuplées disparaît sans faire de vague. Le character design des personnages est très travaillé, leurs postures nous laissent imaginer les différents aspects de leur personnalité qui se reflètent à travers leur gestuelle que le mangaka prend soin de ciseler à la perfection.

Hiru est un manga au sujet difficile car il parle de ces gens qui disparaissent sous nos yeux car nous refusons de les voir. On vous invite à le découvrir afin de rendre hommage aux disparus. La version française s’appelle « Sangsues »

 

Mangaka : Imai Daisuke

Magazine de prépublication : Comic Bunch

Éditeur Japonais : Shinchosha

 

 

 

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