SK8R’S, le parcours d’une vie

Je ne suis pas un immense fan des manga sportif. Le seul manga sur la thématique du sport dont nous avons parlé jusqu’à présent est Hantsu x Torasshu et pour être honnête, on ne l’a pas présenté pour mettre en avant l’esprit olympique de Pierre de Coubertin.

 

Hantsu x torasshu

J’ai grandi devant Olive et Tom, j’ai tenté des frappes du tigre depuis le milieu de terrain cependant la balle n’a jamais eu la trajectoire escomptée, ça faisait rire tout le monde mais ça n’a pas transpercé les filets. Sans parler des services megatonne de Jeanne et Serge. Rien de sérieux dans ces manga très plaisant à suivre mais dont les actions sont impossibles à reproduire dans la réalité. Je ne suis pas le chantre du réalisme dans les manga, au contraire j’aime la puissance du Kamehameha qui traverse le ciel comme un dragon qui vole tout droit mais la différence entre le coup de canon hawaïen et un coup franc tiré en pleine lucarne c’est que tout le monde peut apprendre à tirer un coup franc. Par contre, essayez de lancez un Kamehameha pour mettre fin à une conversation houleuse avec quelqu’un qui faisait semblant d’avoir le sens de l’humour. Même Akira Toriyama n’a jamais su le faire par contre, entraînez-vous chaque jour à tirer des coups francs et la lucarne des buts adverse sera la première à constater l’étendue de vos progrès. Dans la réalité, personne ne peut envoyer de Kamehameha certes mais tout le monde peut apprendre à contrôler le ballon. La méritocratie du sport goutte très peu aux super pouvoir d’Olivier Atone ou à ceux d’autres héros de manga sportif aux aptitudes surnaturelles, voilà pourquoi j’ai tout de suite accroché avec ce manga de Tojitsuki Hajime. On sent clairement que le mangaka maîtrise parfaitement son sujet et ne va pas induire en erreur de jeunes gens qui pourraient avoir envie de se lancer dans ce sport de glisse urbaine après avoir lu ce manga.

 

Tony Hawk du soleil levant

 

Ce qui m’a attiré dans cette œuvre datant de 2013 c’est ce trait Seinen qui m’a tout de suite fait penser à un mix entre Anjuu no chi et Vagabond. Enfin un manga sérieux sur le monde du Skate et ses figures de style qui me rendait fou dans les années 80.
Après la dissolution de sa team de Skate suite à la défection de leur sponsor, le Master, comme on le surnomme, erre dans la ville sur son skate. Enchaînant des figures incroyables dans un environnement qui ne donne pas l’impression de s’y prêter, le Master attire l’attention d’un jeune garçon fasciné par ces prouesses acrobatiques. Chaque jour alors qu’il rentre de l’école, Akio aperçoit ce skateur aux dreads longues qui ne semble pas être quelqu’un de fréquentable. Il porte des baggy, il se laisse pousser une moustache et une barbichette de cake et quand il skate, on dirait qu’il flotte, exactement comme Jordan lorsqu’il te donnait l’impression de voler.
Akio a du mal à s’avouer la fascination pour celui qui va devenir son instructeur à l’instar des maîtres d’arts martiaux qui prenaient sous leurs ailes des jeunes désœuvrés dans l’ancien Japon.

L’avis d’Otaku Desuka

 

On vous conseille ce manga disponible en français aux éditions Kana, cliquez ici pour vous le procurer.
Un manga illustrant la culture Skate ne parle pas que de Skate, un manga sur le Skate parle de la ville, de l’urbanisme, de la sociologie de ces cités industrielles où la jeunesse se réapproprie l’espace à sa manière en employant des codes qui permettent aux jeunes de s’identifier entre eux.
J’ai apprécié comment le Master transmet son savoir à son disciple Akio. Le Skate a longtemps été considéré comme une perte de temps par ceux qui ne veulent pas se donner la peine de comprendre un mouvement social.
Fondamentalement, cette question n’a aucun intérêt.
Car au fond le Skate n’a pas plus d’importance ou moins de noblesse que les arts martiaux ou qu’une autre activité.
En effet, l’essentiel est la transmission, cet échange entre les générations qui permet aux plus vieux d’accompagner les plus jeunes jusqu’à ce que eux-mêmes reproduisent ce cycle vertueux.

Courez vous procurer ce manga même s’il ressemble à un publireportage pour Vans.

 

Mangaka : Tojitsuki Hajime

Magazine de prépublication : Shogakukan

Éditeur français : Kana

Éditeur japonais : Gekkan! Spirits

 

 

Publicités

Répondre

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.