Shiori no Nikki, le journal intime d’une femme mariée

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« Dirty diary »

L’extinction du désir

Shiori Kuroda est une jeune femme de 34 ans qui en aura 35 le mois prochain. Mariée depuis 9 ans à un mari qui s’est détourné d’elle depuis 3 ans, Shiori ne sait pas trop comment résoudre l’équation de son ennui.

Un jour, alors qu’elle faisait le ménage dans le boudoir de son mari, notre jeune femme tombe sur un cahier qui attire son attention, le cahier était bien rangé, sans doute trop bien rangé ce qui explique pourquoi cela a attiré l’attention de l’héroïne de ce savoureux manga Ecchi. Arrêtez de cacher ce que vous ne voulez pas qu’on voit car c’est le meilleur moyen d’éveiller la curiosité. Shiori parcours donc les pages de ce qui semble être un journal intime, elle se disait sans doute que ce serait un bon moyen pour mieux connaitre son mari, savoir ce qu’il pense de sa cuisine afin de s’améliorer, comprendre pourquoi il est devenu si distant ces derniers temps. Ce qu’elle va découvrir va littéralement la faire tomber de sa chaise, provoquant un carambolage qui va mettre son esprit et son corps sens dessus dessous. Des mots crus de son mari pour décrire par le menu les relations sexuelles que monsieur entretient avec d’autres femmes que son épouse. Des seins lourds saisis à pleines mains, des doigts qui se baladent sur un corps nu, des mains sur des fesses joufflues, une silhouette joliment potelée de femme plus jeune que Shiori. Extrêmement choquée par ce qu’elle vient de lire, Shiori décide de se rendre à cette réunion d’anciens élèves à laquelle elle ne voulait pas aller afin de se changer les idées. Là bas, elle croisera le chemin de son amour du lycée avec lequel elle va engager une relation pornographique qui servira de base à l’écriture de son journal intime.

Les gagnantes et les perdantes

On a bien aimé ce manga qui apporte un regard audacieux et provocateur sur la condition de la femme au foyer japonaise. Dans le contexte de la parole qui se libère, le contraste est d’autant plus saisissant entre les mouvements féministes qui partout dans le monde réclament l’égalité des salaires entre les femmes et les hommes et la société japonaise pour laquelle le seul métier qu’une femme puisse exercer passée 25 ans est le métier de mère.

Au Japon, on considère que l’épanouissement d’une femme passe par le fait de devenir mère. La société traditionnelle ne lui accorde rien d’autre qui susciterait la même considération. Réussir dans sa vie professionnelle ou artistique n’apporte aucune gratifications sociales pour une femme, au contraire, c’est même considéré comme une forme d’égoïsme symptomatique de cette nouvelle génération éprise d’un sentiment de liberté. Un dialogue de sourd s’instore entre une jeune génération éprouvant un fort besoin de réalisation autrement que par la constitution d’une famille et une ancienne génération attachée aux valeurs traditionnelles qui considère ce besoin comme une hérésie occidentale. Car cette soif de vivre qui est légitime n’est pas sans conséquences sur le renouvellement des générations. En effet, d’après une étude de l’Institut National de Recherche sur la Population et la Sécurité Sociale japonaise, l’indice de fécondité n’était que de 1,3 en 2008. Cette baisse de la fécondité suscite tant d’inquiétudes, qu’un ancien premier ministre a déclaré en 2005 que les femmes qui n’ont pas eu d’enfants devraient être privées de la retraite de l’État : « Les pensions doivent être une récompense pour les mères qui ont eu beaucoup d’enfants. Il est vraiment incroyable que l’argent du contribuable aille à toutes ces femmes célibataires et sans enfants, qui vieillissent égoïstement en chantant les louanges de leur liberté. » À croire que pour les japonais les femmes célibataires sont les idoles J-Pop qu’ils ont l’habitude de suivre avec assiduité dans les réseaux sociaux. Et comme elles ne font pas d’enfants, elles ont du temps libre pour chanter toute la journée.

La pression mise sur les épaules des mères japonaises est si forte que de plus en plus de jeunes et moins jeunes japonaises se détournent de ce mode de vie au point que 71,3% des célibataires agées de 35 à 55 ans déclarent ne pas vouloir d’enfants. Et cela malgré l’opprobre que la société jete sur les femmes d’un certain âge toujours célibataires considérées comme des perdantes. Voilà pourquoi dans un pays où un homme politique comme Zenji Nojima peut affirmer devant des journalistes qu’il n’aurait aucun scrupule à dire aux femmes ambitieuses qu’elles devraient « plutôt se marier », on apprécie qu’une voix comme celle de Junko Sakai vienne apporter un peu d’air frais dans une maison japonaise qui sent le renfermé.

Junko Sakai
Junko Sakai, essayiste japonaise

Dans L’Appel du chien perdant, un livre publié en 2003, l’essayiste divise la population féminine en deux catégories, les gagnantes qui sont mariées et qui élèvent leurs enfants et les perdantes, célibataires sans enfants : « Même si sa vie est amusante, parce que libre de toute contrainte, une célibataire sera toujours considérée comme une perdante dans une société où le statut des femmes est basé sur le mariage », explique l’auteur. « Le but de mon livre était de dédramatiser la situation en montrant que les perdantes sont de plus en plus nombreuses. Il faut qu’elles sachent qu’elles ne sont pas seules et qu’elles acceptent l’idée que le célibat n’est pas un destin pire que la mort ».

Preach.

 

 

Sources :

http://femme-japonaise.e-monsite.com/pages/la-femme-japonaise-dans-la-famille.html

https://www.agoravox.fr/actualites/international/article/le-japon-a-t-il-un-probleme-avec-212718

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