Mado Kara Madoka-chan, la fenêtre qui s’ouvre sur vous

Aujourd’hui, on vous présente une héroïne experte en communication non verbale.

 

mado kara madoka-chan cover 3
Mado Kara Madoka-chan – Fukuda Yasuhiro

 

En effet, Madoka-chan ne dit absolument rien dans ce Seinen manga de Fukuda Yasuhiro et pourtant elle arrive à exprimer tout ce que la nature humaine a de plus humain.

La simplicité, d’abord. L’empathie ensuite. Une sensibilité qui habite un regard d’une acuité étonnante. Des yeux qui disent tout. Car l’essentiel n’a pas besoin des mots qui expriment à grande peine ce qui est sous-entendu. Des mots qui disent souvent des choses confuses dont le sens se perd dans un coin de votre tête.

Madoka-chan est le surréalisme que vous rencontrez au coin de sa rue, le territoire absurde sur lequel vous avez pénétré sans vous en apercevoir, une fenêtre ouverte sur la vie.

Un soir, un salaryman rentre chez lui. Après avoir passé une journée à rallonge. L’esprit qui pense à demain. Hanté par la compétition constante entre collègues, le besoin de reconnaissance, la recherche de la validation, le culte de la performance, le zèle de celui qui en fera le plus et la peur de tout perdre, le jeune homme traversent ses pensées jusqu’à ce qu’un nuage sombre verse ses premières larmes.

Tandis qu’il pensait trouver refuge sous une fenêtre, le rideau s’ouvre et dévoile notre héroïne à l’air dubitatif. Alors qu’il se confond en excuse, la jeune femme referme le rideau puis lui laisse un mot sur la vitre lui demandant de patienter.

Le jeune homme ignore encore que Madoka-chan vous sauve de la pluie qui tombe sur votre bout de chemin. Madoka-chan est la fée d’un enfer citadin qui met entre parenthèses les cris, les klaxons, la fureur, le temps que l’on perd, la pluie, les ombres qui vous bousculent et vous marchent sur les pieds. Le rideau s’ouvre et sous vos yeux la fenêtre devient un stand de sushi à emporter ou à déguster sur place sans oublier de régler la note.

On vous invite à découvrir ce manga qui nage à contre courant de ces temps modernes où le temps nous manque. Pour se faire, faites un pas de coté afin de prendre le temps de laisser le temps s’en aller.

Laissez le s’éloigner, trouvez refuge dans l’instant, sortez du fleuve qui suit son cours sans jamais sortir de son lit.

Vous prendrez le chemin en vous même à l’écoute du silence qui laisse un ange passer.

 

Mangaka : Fukuda Yasuhiro

Magazine de prépublication : Morning magazine

Éditeur japonais : Kodansha

 

 

manga comique, sushi bar, manga vo, chronique manga

Répondre

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.