Douruanki, l’enfant des dieux

/. En ces temps de confinement dû au coronavirus, il est très difficile de s’évader. Les balades ne sont pas recommandées, les lieux de vie ont tous fermés, les derniers inconscients tentent de rejoindre leur région natale car les transports seront bientôt à l’arrêt, il ne reste à certains qu’un bout de jardin ou un balcon pour respirer et chanter un peu.
Pourtant, alors que la quarantaine a pour but de protéger les uns de l’irresponsabilité des autres, certains veulent résister à l’oppression du moment. Chez les stars, la nouvelle tendance est d’avoir le Coronavirus, c’est même le dernier chic chez les crypto mondains en mal de couverture médiatique, cela peut justifier des attitudes, les ne m’approchez pas, je suis contagieuse, ne venez pas chez moi, laissez-moi. Les célébrités qui ne sont pas encore infectées s’amusent à se faire la bise pour défier l’autorité du ministre de la santé.

Une conduite imprudente que déplorent les autorités sanitaires ainsi que tous ceux qui n’ont pas perdu le nord même si le vent tourne en ce moment.
Le vent tourne et souffle violemment sur une actualité qui ressemble aux heures les plus sombres de notre histoire, les fils s’allongent devant les seuls magasins encore ouverts, les théories les plus folles se chargent de nous éloigner de celles qui s’avéreront juste.
Pour dire les choses simplement, la situation est catastrophique, nous sommes en guerre contre un Pokemon invisible qui reste en l’air 3 heures avant de retomber sur ses pattes donc plutôt que de vous vendre un faux remède ou de vous faire croire que l’on va réinventer l’eau chaude, Ohayo!Magazine a décidé d’affronter le problème d’une manière différente.

On ne va pas vous refaire le tableau qui se dessine en ce moment, vous êtes confinés chez vous avec des enfants qui n’ont pas encore passé l’âge bête, les petits hurlent sur les grands, les grands vous prennent à témoin pendant que le père cherche son chakra du lotus dans le jardin.
Alors pour vous sortir du marasme ambiant, on a décidé de vous raconter une histoire qui se déroule loin de vos soucis. D’ailleurs, toutes les histoires que l’on raconte vous éloigne de vos soucis, c’est pour cette raison que nous vous les racontons de cette manière. Nous avons créer ce magazine pour vous aérer l’esprit et en ces temps difficiles, nous sommes heureux d’être votre partenaire de ConfinementLecture.

La légende d’un enfant

L’histoire du jour se tient à mi-chemin entre deux mondes, celui des dieux des mythologies humaines et celui des hommes. En effet, dans ce récit raconté par l’auteur de Berserk et dessiné par son studio de création, l’ensemble des mythologies forment une mythologie globale, une sorte de tour de Babel des dieux où les divinités mésopotamienne côtoient leurs homologues grecs dans une sorte de capharnaüm créatif dont seuls les japonais ont le secret.

Dans les premières pages de ce manga au style graphique absolument remarquable, on assiste à la naissance de la dernière graine des dieux, Usumgallu, un bébé hermaphrodite, un enfant couvé par le regard d’Aphrodite qui explique à Hermès que ça n’est pas parce que l’enfant n’a pas de sexe qu’il est le sien. L’enfant est confié à Utanaphistim et sa femme, un vieux couple de bergers qui s’est établi sur le mont Nisir qui n’est rien d’autre que le lieu où l’arche de Noé s’est échouée à la fin du Déluge. Sans doute la terre y est plus fertile qu’ailleurs, dans tous les cas c’est là que Usumgallu et le jeune démiurge Pan vont faire leur premier pas dans le monde des hommes. Ne me demandez pas comment Pan est arrivé là car maintenant qu’il est là, il faut faire avec. Surtout que sa présence est très utile à Usumgallu car ensemble, ils inventent chaque jour des outils qui rendent le travail du couple moins pénible.

Ce coté inventeur génial n’est pas sans rappeler Dr StoneSenku réinvente toutes les inventions que les hommes ont créé dans un monde de retour à l’âge de pierre.
Certains pourraient déplorer que Miura Kentaro ne dessine pas lui même ce manga dont il supervise la création graphique ainsi que l’écriture. Pourtant, en temps qu’inspirateur de cette œuvre finement ciselé, il ne nous apparait pas choquant de le voir déléguer l’écriture du scénario, la production de dessins, le découpage des planches, le tramage etc. à une équipe où chacun est dévouée à sa tache comme dans un studio d’animation. L’exemple de Daisuke Ashihara qui a du interrompre la production de son œuvre phare World Trigger pour cause de spondylose cervicale nous prouve que la santé des auteurs doit être la priorité de toutes les maisons d’édition.

Profitez de cette parenthèse malheureuse pour découvrir la générosité du cœur d’Usumgallu.
Car elle est la seule alternative à la folie que provoque l’égoïsme.

 

Idée originale : Miura Kentaro

Mangaka : Studio Gaga

Magazine de prépublication : Young Animal Zero

Éditeur japonais : Hakusensha

 

 

Répondre

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.