Scantrad, opportunité ou menace pour le milieu de l’édition ?

Aujourd’hui, on vous invite à découvrir un article sans parti pris sur le scantrad et son impact sur le marché français de l’édition de manga. Cet article du Figaro nous a été conseillée par Olivier Fallaix, un des cinq pères fondateurs d’Animeland, le premier magazine français à nous avoir parlé d’animation japonaise et de manga de manière artistique et professionnelle. Il va sans dire que nous avons un immense respect pour lui ainsi que pour tous les Hokage ayant formé des Jounins.

sarutobi et naruto
Naruto et le troisième Hokage en train de rigoler

 

#WeLoveManga est un mouvement qui rêve d’un monde où lecteurs, éditeurs, libraires et pirates marchent main dans la main. Lancé le jeudi 16 juillet 2020, ce mouvement met le doigt sur le grave problème du manque à gagner des éditeurs et des libraires face à la gratuité des scantrads.

Vous connaissez notre opinion sur le scantrad, Ohayo!Magazine n’est pas un site de scantrads. Cependant, nous estimons que c’est grâce aux scantrads que l’on peut découvrir et vous faire découvrir des manga inédits en France, nous avons toujours soutenu le fait que le succès des scantrads permettait aux éditeurs français de savoir quelle licence acheter. Bien entendu, racheter la licence du dernier manga publié dans le Shonen Jump n’est pas ce que l’on pourrait appeler une prise de risque éditoriale mais lorsqu’il s’agit d’aller dénicher une pépite graphique et littéraire, un trait particulier, une structure narrative originale, il faut savoir sortir des sentiers battues afin d’atterrir chez un éditeur méconnu qui végète dans les bois. Au milieu de la forêt. Parfois même caché derrière une cascade, loin de la lumière aveuglante de la renommée, des pleins phares sur la Shueisha ou la Kodansha. C’est grâce aux scantrads que les bourlingueurs numériques tombent sur des œuvres comme Douruanki, une création de Miura Kentaro et du studio Gaga édité par Hakusensha, c’est grâce aux scantrads que l’on tombe amoureux des formes joufflues de notre chef Mieko que le mangaka Xiaowoo dessinent pour le compte des éditions Takeshobo.

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Onna Shunin – Kishi Mieko de Xiaowoo

Il est vrai que certains tirent parti de la « gratuité » des scantrads afin de monétiser à outrance en blindant leur site de pubs mais c’est le cas d’un très petit nombre de sites et quand on voit la plupart des sites de scantrads organiser des cagnottes afin de payer leur frais d’hébergement de leur site, on peut douter des fantasmes qui les imaginent comme les nouveaux rois du pétrole.

La solution reste la qualité des titres proposés ainsi que des fréquences de sorties se rapprochant le plus possible de la publication japonaise. A l’instar de Shonen Jump + qui permet de lire les derniers chapitres de One Piece en ligne, les éditeurs français pourrait publier en ligne les scans des mangas qu’ils éditent en attendant la sortie de la version papier que les lecteurs seront ravis d’aller se la procurer dans les librairies … Ou en les commandant directement sur le site de l’éditeur.

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Hatsume Mei – Boku no Hero Academia

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