APOSIMZ, le monde d’après

Aujourd’hui, on vous parle d’une planète qui se balade comme un satellite perdu dans l’espace, en orbite autour du néant.

La surface d’APOSIMZ

Avant la crise du coronavirus, c’était facile d’imaginer un avenir futuriste aux prochaines générations qui se seraient forcément débrouillées pour réaliser nos rêves intersidéraux de constructions de stations orbitales. Des stations construites par une main d’œuvre de robots qui un jour jugeront utile de prendre le pouvoir car que faire d’autre quand on a été créé par l’homme ?


Les robots feront la guerre car c’est le passe-temps favori de l’homme. Ils ne feront pas semblant de ramasser les déchets humains qui forment des continents de plastique.
Les événements de ces derniers mois ont si durement ébranlé nos vies que l’avenir ne s’imagine plus comme avant.
Avant, l’avenir c’était l’étoile noire de Dark Vador, c’était l’ombre de Galactus qui planait au dessus de l’univers, avant, lorsque l’on se projetait dans le futur, on pensait à Super Jaimie qui courrait après l’Homme qui valait 5 milliards pour être payé autant, l’avenir c’était MegaMan X qui devenait plus fort après avoir battu chaque boss ou Sammus qui rentrait dans son exosquelette Metroid. L’avenir a toujours été un cran au dessus de ce qu’on a connu avant, se nourrissant de la sensation d’avancer, les humains passent de la 4G à la 5G, ils fracassent le mur du son toutes sirènes hurlantes, ils boivent à la paille les réserves d’énergies fossiles. L’humain a toujours cru qu’il maitrisait le cour de son histoire et que, le cas échéant, il pourrait déplacer le lit du fleuve de sa vie sur une autre planète lorsque la seule planète habitable sera devenue inhospitalière pour lui.

Les entrailles d’APOSIMZ


En visitant le monde d’après, on est tombé sur des vestiges que nous explorons maintenant.
Comme un trésor archéologique, le manga d’aujourd’hui est une œuvre qui nous vient du monde d’avant, et fort du contraste saisissant entre avant et maintenant, le monde d’avant est si éloigné de celui dans lequel nous sommes plongés actuellement qu’il semble être une ancienne planète où d’anciennes civilisations humaines ont vécues. L’ancien moi est mon ancêtre et aujourd’hui est sa réincarnation, à peu de chose près.

APOSIMZ est une planète artificielle de 200 000 km de diamètre, une super structure faites d’immenses conduits métalliques qui forment une coque faisant office de surface du globe.
APOSIMZ est une planète creuse, pleine de dédales et d’aspérités qui nous permettent de voir à quoi ressemblerait une planète si le designer du Centre Pompidou l’avait dessiné. Plus on se rapproche du centre d’APOSIMZ, plus on comprend ceux qui veulent empêcher les autres de venir y vivre. En effet, il y a cinquante siècles de cela, les habitants de la surface ont perdu la guerre contre l’empire Rebedoa, le noyau dur d’APOSIMZ. Déchus de leur droit de résider légitimement dans le cœur de ce corps céleste, les perdants ont été livrés à eux-mêmes, relégués à la surface où ils vivent dans le froid polaire. En plus de cet hiver permanent rendant les conditions de vie extrêmement difficiles, les habitants de la surface doivent, eux aussi!, faire face à la propagation d’une mystérieuse épidémie dont le nom scientifique est ‘Frame’, une maladie qui fait de vous un automate sans âme, un damné qui n’a pas conscience de l’être, ni même d’avoir un jour vécu. Les habitants de la surface sont régulièrement pris pour cibles par ces automates articulés jusqu’au doigt de pieds qui les attaquent comme des zombies en quête de leur essence vitale perdue. Personne ne saurait expliquer l’origine de ce mal mystérieux cependant, l’empire aurait trouvé le moyen de stabiliser la maladie, les individus contaminés deviennent alors des ‘Frames Régulés’, des automates utilisés pour différentes applications par l’empire.

Ce à quoi vous ressembleriez si vous attrapiez la maladie de Frame

Puppet Master


Dans ce monde qui donne envie d’essayer de vivre dans son frigo pour voir ce que ça fait, une petite brigade issue de la surface s’aventure dans le cœur d’APOSIMZ pour trouver de quoi survivre. La taciturne Biko sursaute par inadvertance sur un Mange-Rouille, une créature à mi chemin entre le tapis de bain et le mille-patte, son petit cri a le don d’amuser Eo, un jeune homme qui aime entreprendre des choses qui mettent tout le monde dans la merde, pour dire les choses poliment, en effet, lorsque notre jeune tête brulée aperçoit une Frame régulée poursuivie par des soldats de l’empire, il ne trouve rien de mieux que de lui venir en aide plutôt que de rester planqué comme tout le monde. Au risque de mettre un prix fixé par l’empire sur chaque tête constituant sa brigade dirigée par Etherow-sensei.

On vous invite à découvrir ce manga à la poésie brumeuse teintée de froides couleurs grises. D’autant que l’intrigue autour de la maladie de Frame est palpitante tant on sait peu de choses à son sujet.

Est-ce que l’empire a trouvé le moyen de la stabiliser ou est-ce l’empire qui aurait créé cette maladie ? Plongez sans plus attendre dans ce monde dégluti par une décharge post industrielle. Achetez la VF ici

Titre VF : « APOSIMZ, la planète des marionnettes »

Éditeur français : Glénat

Mangaka : Nihei Tsutomu

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