Chainsaw Man, l’Homme-Tronçonneuse

Aujourd’hui, on se remet en cause.

Denji & Pochita

(Reflet de Makima)

Sorti la même année que Jujutsu Kaisen (2018), reprenant le même principe du héros qui devient mi homme mi démon après avoir signé un pacte avec un démon, le premier chapitre de « l’Homme-Tronçonneuse » nous était tombé des mains. On s’est dit, « encore un manga qui en copie un autre, encore un manga qui s’inspire du character design d’un autre, un manga original meurt toutes les cinq minutes alors que la copie trouve son public ». Toutes ces similitudes nous empêchaient jusqu’à présent d’apprécier l’originalité d’une histoire qui ressemble autant à ce qui se fait actuellement.

Makima, Devil Hunter

Pourtant, quelque chose se passe lorsque l’on progresse dans la lecture de cet ovni artistique créé par le mangaka de Fire Punch, lorsque l’on va au delà de l’aspect volontairement kitch du design du personnage principal, lorsqu’on voit le symbole en lieu et place de l’objet on se demande comment est-ce qu’il a pu nous tomber des mains.

En termes d’influences artistiques, on sent que Fujimoto Tatsuki a biberonné un cocktail très hétéroclite qui lui a apporté un trait imbibé d’Amer Béton, l’ombre et lumière d’Alex Maleev dans son adaptation de The Crow, une note majeure de Sexy Commando Gaiden, un zeste de Crying Freeman pour le design des personnages, tous les ingrédients d’un cocktail savoureux relevé par des épices qui semblent tout droit issues de l’Écho des Savanes et de Métal Hurlant.
Chainsaw Man est une œuvre qui se situe dans la veine des comics underground les plus sanglants.

Daredevil, sublimé par Alex Maleev

Denji & Pochita

Vendu à la mafia par un père criblé de dettes, Denji ne peut compter que sur la présence de Pochita, un démon mi-nounours mi-tronçonneuse pour l’aider dans cette triste vie où il essaie de joindre les deux bouts. Jusqu’à ses 16 ans, lui et Pochita ont vécu une vie de misère et d’humiliation, des missions de Devil Hunter sous payées pour l’empêcher de se retourner financièrement, chassant des démons pour le compte de la mafia qui encaisse la récompense des contrats à sa place, parfois ramassant à même le sol du vomi d’ivrogne pour se nourrir. Ainsi exploité par une mafia qui comme son nom l’indique est une mafia, Denji va un jour se retrouver dans un traquenard où au seuil de la mort, il n’aura d’autre choix que de littéralement fusionner avec Pochita pour survivre.

L’avis du Claquos de Saint Ouen:

Le génie de Fujimoto Tatsuki

Similaire à One Punch Man dans sa réflexion sur la véritable valeur de la force, Chainsaw Man bénéficie d’une écriture punk et sensible, des dialogues à l’humour amer mais tendre, des échanges, d’ailleurs, extrêmement crus pour un shonen qui pourrait être un seinen sans difficulté, de l’anti politiquement correct à tous les étages en la personne de Power notamment, hilarante à chaque intervention.
Chainsaw Man est le fruit de la désinvolture du génie qui maitrise son sujet jusqu’au bout des doigts.
Un manga au style graphique hallucinant même si certains traits peuvent sembler bâclés, l’œuvre vue dans son ensemble vous transporte à un rythme effréné de pages en pages.

Power, votre nouveau personnage préféré

Certaines planches ressemblent aux cauchemars d’un artiste inspiré par l’au delà comme savait l’être Miura Kenshiro. On y croise des personnages attachants qui meurent rapidement comme dans tout Dark Shonen qui se respecte, un bestiaire de démons grotesques dans leur aspect mais qui ressemblent tant aux humains dans leur comportement, leur égoïsme et leur lâcheté.

Pour vous dire les choses simplement, on a été subjugué par ce manga qui provoque l’addiction en vous rendant accro à la suite de l’histoire. Un manga qu’on lit en se demandant constamment si c’est du premier ou du second degré. Peut-être est-ce la fusion des deux qui lui donne ce ton unique et déroutant.


On vous recommande vivement la lecture de cet œuvre où la peur du démon augmente sa force.

Kazé France, l’éditeur français de votre nouveau manga préféré, annonce la sortie du tome 9 qui sera disponible le 1er Juillet !

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Extraits du manga:

Éditeur français : Kazé Shonen Up

Éditeur japonais : Shueisha

Magazine de prépublication japonais : Shuukan Shonen Jump

Mangaka : Fujimoto Tatsuki

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