Witch Watch, la sorcière bien-aimée

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Aujourd’hui, on reste dans le thème d’Halloween, de la magie et des sorcières qui volent dans le ciel.

Niko fait ses adieux à sa mère – « Witch Watch » de Shinohara Kenta


En général, lorsque le voyage dans vos pensées vous mène à imaginer la tête d’un ogre, vous aurez tendance à avoir ce genre d’images qui vous vient à l’esprit :

, dans le meilleur des cas, Shrek:

L’inimitable Shrek


Dans les contes pour enfants occidentaux, l’ogre est une créature terrifiante qui mangent les enfants. Et c’est parce que l’ogre mange les enfants que l’on raconte ces histoires aux enfants imprudents. Vous resterez tranquilles, vous écoutez bien, ne défiez pas l’autorité, rangez votre chambre car l’ogre aime se tapir dans les recoins des chambres sens dessus dessous. Malgré sa taille, il pourrait se cacher dans la commissure de votre oeil et vous vous mettrez à courir car vous serez la seule à le voir. Cependant, Il n’y a pas qu’en occident que l’ogre en slip sème la terreur.
Dans le folklore japonais, l’apparence des ogres n’est pas plus avantageuse, comme vous pouvez le constater:

L’ogre japonais


Leur design issu des légendes chinoises annonce la couleur, un rouge vif comme la couleur de leur peau ou la couleur du sang de leurs victimes qui a fini à par déteindre sur leur peau. Il arrive parfois qu’une ogresse sympa trouve un humain sympa:

Une ogresse sympa

Partout dans le monde, les légendes associent l’ogre à la faim, autant au cannibalisme qu’à l’appétit sexuel hyper débridé.
Voilà pourquoi l’aspect d’un ogre selon l’auteur de Sket Dance et d’Astra Lost in space nous laisse dubitatif. Morihito, le héros de cette histoire imaginée et dessinée par Shinohara Kenta est un ogre. Un ogre au caractère calme et composé, un jeune homme posé et méticuleux, un garçon poli. Aux antipodes de tout ce qu’on pourrait imaginer d’un ogre, Morihito est un jeune lycéen modèle qui défend le faible contre ceux qui pensent être forts.
Pourtant, on sent ou en tout cas on espère qu’une transformation en ogre sauvage est possible dans un moment de rage incontrôlé.

Under my Watch

Morihito, un garçon doté de la force d’un ogre, est sur le point de vivre sous le même toit que son amie d’enfance Niko, une jeune fille qui s’entraîne pour devenir une sorcière. Le père de Morihito est parti en voyage d’affaire et comme la mère de Niko l’a confié au père, il est parfaitement normal que le problème retombe sur le fils, tout le monde connait les lois de la physique familiale.
Après un briefing express du père, Morihito apprend qu’une sorcière se doit d’avancer dans la vie avec un familier c’est à dire un animal magique au service de sa maitresse. Cela peut-être un animal ou un un ogre car un ogre est un animal ayant pris forme humaine après avoir absorbé d’énergie magique de son maître. Et, bien entendu, ce rôle incombe au jeune homme car sa famille est lié à celle de Niko par un lien de subordination spirituel. Mis sur le fait accompli, le jeune homme n’est pas emballé mais son père insiste, s’il désobéit à l’ordre cardinal d’une sorcière qui veut en faire son familier, il sera transformé en paquet de chips goût Ranch et cotes de bœuf.

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L’arrivée en fanfare de Niko – « Witch Watch« 


Bien qu’elle soit relativement douée, l’apprentissage de la magie n’est pas de tout repos pour Niko et cela provoque toutes sortes de situations imprévisibles, des scènes cocasses et drôles comme dans tout manga comique qui se respecte. Pourtant, sous ses airs de comédie digne de Ranma 1/2, Witch Watch nourrit un sombre mystère, les pouvoirs de médium de la mère l’ont alerté sur un grave menace qui plane au dessus de sa fille et c’est ce grave danger qui guette Niko qui a poussé sa mère à se tourner vers la famille de Morihito pour la protéger car c’est une famille d’ogres puissants.

L’avis de l’Otoko:

Witch Watch est l’anti-Hunter X Hunter. En effet, autant Togashi est capable de nous faire des nœuds dans nos têtes avec ses névroses qu’il transmet à ses personnages évoluant dans un récit alambiqué, autant Witch Watch cultive la simplicité en plantant le décor ainsi que les contours de l’histoire dès le premier chapitre.
L’histoire est posée de manière efficace, un grave danger guette Niko, on ne sait pas lequel et c’est le fait de ne pas savoir quel danger la guette qui peut garantir la longévité de ce manga très plaisant.

Références/

Mangaka : Shinohara Kenta

Magazine de prépublication : Shuukan Shonen Jump

Éditeur japonais : Shueisha

Extraits du manga :

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