Tokyo Revengers, le culte des gangs

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東京卍會, Tōkyō Manji-Kai

Quand on parle d’un sujet, on crée l’évènement. Quelque soit le moment choisit, si on parle d’un sujet on crée l’évènement.
La barre d’immeuble que vous voyez n’est pas une barre d’immeuble, votre quartier n’est pas un quartier, la ville n’existe pas. Comme tout le monde, vous marchez sur du vent, le petit vous vend du rêve, sa petite est une pute qui s’est faite violée au collège.

Takemichi-kun, personnage principal du manga

Chicha Football Club

T’aimes bien quand je suis arrogant ? Forcément, tout le monde aime le radeau sur lequel il ou elle dérive. Le monde est noyé depuis le déluge, l’eau ne s’est jamais retirée, on a appris à vivre dedans, on se balade. À 15 ans, il fait le guet de telle heure à telle heure. C’est mal payé mais c’est payé. Et puis ça paye autrement, des fois on se fait sucer la bite, il suffit d’être patient et d’attendre que les grands jettent des restes. Des charognards qui apprennent sur le tas. Des grands qui comprennent trop tard parce que t’as trop kiffé donc t’avais pas besoin de réfléchir. Parce que maintenant, y’a plus de petits. Un petit, c’est quelqu’un qui va à l’école, un petit, c’est quelqu’un qui te respecte parce que tu es respectable ou qui te craint parce que t’es qu’une merde qui le victimise.
Mais maintenant, il n’y a plus de petits, dans la rue, il n’y a que ceux qui restent debout. T’as même plus besoin de fermer ta gueule, tu t’affiches sur Snapchat, tu livres, tu checkes des putes à faire bosser, tu livres des putes qui aiment se cramer la gueule après avoir bosser, si le client lui plait, il pourra se taper le cul de la vieille. T’es devenu une star. Le monde à l’envers avant un revers du droit. T’auras un avocat, tu passera pas devant Monsieur le juge, il a autre chose à faire. Substitut du procureur, tout au plus. Tu passeras dans Enquête Exclusive, le visage flouté. Le père n’est pas là, la mère est malade. Tu la fatigue.

Tokyo Revendeurs

On a mis un peu de temps à vous parlez de Tokyo Revengers. Sans doute vexés de ne pas voir le manga de Wakui Ken, que l’on vous a présenté il y a quelques années maintenant, connaitre le succès de Tokyo Revengers. Et puis, bon, on ne va pas se leurrer, un seinen comme « Sekisei Inko » ne remportera jamais autant de succès qu’un shonen aussi efficace que Tokyo Revengers. Et puis, c’est pas le but, vous pouvez très bien lire les deux. La mémoire et le temps, ça se marie bien.

« Good Work »


Car, Tokyo Revengers, c’est l’histoire d’un mec qui voyage dans le temps pour modifier le passé afin d’éviter qu’un évènement ne se produise. Cet événement, c’est la mort de sa première petite copine qu’il a appris un soir en regardant le journal télévisé. Après une journée de boulot humiliante, Takemichi pensait se poser cinq minutes devant la télé. Puis, le temps s’est arrêté sur cette nouvelle.
Un concours de circonstance qui a failli le voir passer sous un train lui fera comprendre qu’en serrant la main du petit frère de la victime, il peut remonter douze ans en arrière. Il procèdera donc à des allers-retours successifs entre le passé et le présent pour trouver un futur dans lequel elle ne meurt pas. Il intégrera un gang pour se prendre combien de patates dans la gueule. Combien car il s’en prend des patates, Takemichi. Il a le cœur pur, cours dans tous les sens, rit avec son mini gang de poche, pleure beaucoup, aime au point de vouloir bouleverser le cours de l’histoire pour sauver quelqu’un.
Quand je lis Tokyo Revengers, j’entends un son. Ce son dévoile des notes qui donnent naissance à la musique
Ce son c’est l’enfant de la violence qui essaye de se poser.

Drakken, le numéro 2 du gang

La vie d’Otoko

On n’est pas spécialement fans des œuvres où l’on voyage dans le temps pour modifier le destin mais ce manga est si bien écrit qu’il nous pousse à sortir de notre zone de confort.
Sans parler de l’impact graphique des personnages charismatique comme Drakken, Hanma ou Mickey qui semblent tout droit sortis de notre article « Gyaru, la femme insoumise » où l’on parlait de ces gangs de motos musclées au Japon. Tokyo Revengers réussit à parler de la rue sans la falsifier, la réalité est crue, les têtes gonflées par les tabassages ne sont pas belles à voir, Takemichi est faible mais on le respecte quand-même.

« Mickey »


Quand on vient de là d’où on vient, lire ce manga c’est parcourir un album photo où beaucoup sont morts, certains sont devenus fous ou tétraplégiques à la suite d’une bagarre, d’un accident ou autre chose. Ou peut-être une course poursuite avec la police.
Le bruit qui court c’est parfois quelqu’un qui s’enfuit. Raison pour laquelle, je n’ai jamais aimé les légendes urbaines car elles induisent en erreur les gens qui ont besoin de combler leur vide narcissique. J’aime le vide, je n’ai pas besoin de le remplir d’objets encombrants.

Un jour, moi aussi je prendrai ma revanche sur la nuit. Je la tuerai avant qu’elle ne meurt comme chaque matin. Comme ça, il ne fera plus jamais nuit, les gens n’auront plus besoin de dormir.

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Références :

Mangaka : Wakui Ken

Magazine de prépublication : Shuukan Shonen Magazine

Éditeur Japonais : Kodansha

Éditeur Français : Glénat Manga

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