Tsui no Taimashi-Ender Geister, le dernier exorciste

Tsui-no-Taimashi-Ender-Geister-inter-cover-

Aujourd’hui, on vous présente Tsui no Taimashi – Ender Geister, un manga qui pourrait trôner au milieu de la collection de VHS de votre père.

ohayo-Tsui-no-Taimashi-Ender-Geister-chapter-16
Akira en mode « Barrez-vous de là »

Onmyouji Organisation

En général, le vétéran de retour d’opérations extérieures n’a pas ce qu’on pourrait considérer comme l’embarras du choix en termes de reconversion. En effet, soit, il devient fou, soit, il devient un voyou haut placé dans le banditisme, soit, il vend ses services auprès de sociétés de sécurité privée. Entre temps, il essaye de retrouver une vie de famille à peu près stable mais sachant que dans la vie vos cadavres vous suivent, c’est assez difficile de faire abstraction de certaines réminiscences surtout lorsque la meilleure amie de votre fille ressemble à la dépouille d’une petite Yézidi retrouvée à coté de sa maison.
Akira, le héros de cette histoire imaginée par le mangaka Yomoyama Takashi, n’a pas vraiment eu l’opportunité de choisir son chemin après ses années de service.

Chikage-san et Akira

Un passé trouble au sein d’une unité de mercenaires de l’ancienne Allemagne de l’ouest (RFA), division des opérations spéciales, Team Albert, cheveux courts.
Après avoir été possédé par un démon lors d’une mission où son unité était à la recherche d’un artefact ancien en Afrique, Akira est devenu un exorciste de classe S contrôlée par l’organisation qui a su sceller l’entité en lui.
Depuis cet évènement, Akira est devenu un semi-immortel qui ne peut survivre sans la fumée noire qui circule dans son corps et soigne ses blessures. Il est très heureux de faire équipe avec Chikage avec laquelle il a été associé récemment afin d’enquêter sur l’apparition d’un pilier d’énergie noire ayant récemment jaillit au Japon.

La Team Albert vous passe le bonjour

HK Production

Souvent, les films d’action sont considérés comme l’antithèse de la littérature. Pourtant, il n’y a rien de plus beau qu’un verbe nerveux, des mots qui tremblent puis s’échappent d’une gorge serrée pour prévenir ceux qui arrivent trop tard.
L’action, c’est la littérature du corps, l’écriture du mouvement, la droite qui traverse un décor, les explosions, des pneus qui crissent et des gens qui meurent pour rien, l’action au sens dérisoire et à l’avenir aussi incertain que le budget alloué au film qui sortira directement en VHS. L’action au sens noble de Néo dans la Matrice des blockbusters. Le film d’action est une alternative au vide qui laisse l’esprit en suspens. Je n’en regarde jamais mais lorsque j’en vois, je regarde l’action jusqu’au bout.

Tsui no Taimashi est l’action qui se regarde jusqu’au bout.
À l’instar de Kinemakia, Tsui no Taimachi fait référence à un titre de classiques du cinéma US dans ses titres de chapitres lorsque l’action du chapitre a un rapport avec le sujet du film cité. On se demande même si « Ender Geister » n’est pas un hommage rendu à l’œuvre d’anticipation « La Stratégie Ender » de Orson Scott Card où, au même titre que Akira, Ender est manipulé par une organisation qui ne s’intéresse qu’à son pouvoir.
Tsui no Taimashi est un manga qui emprunte tous les codes des différents types de films d’action, fantastique et horreur c’est à dire l’espionnage, infiltration, échange de coups de feu comme dans un film de John Woo, en panique face à des créatures mystiques ressemblant à des extraterrestres tout droit sortis de Predator, des combats chorégraphiés comme dans Kill Bill, des plans à la première personne innovants. Cependant, tout n’est pas parfait dans ce manga qui prend des risques dans la mise en scène.

Le principal défaut de Tsui no Taimachi réside dans des dialogues parfois un peu lourdingues, clin d’œil un peu trop appuyé pour faire référence au style des héros de film d’action US des années 80-début 90. On aurait préféré un peu plus de sobriété pour apporter au récit l’élégance qu’il mérite. Car le trait incertain des premiers chapitres s’affirme peu à peu afin de dévoiler un style graphique limpide qui tire sa source de diverses influences. On a l’impression que Yomoyama Takashi a voulu créer un manga qui mélange prises de vue réelles et animation. La plupart de ses personnages sont inspirés par le physique d’acteurs et actrices réels qui semblent avoir été créés par rotoscopie.


Pour l’instant, on a reconnu Clint Eastwood et Steven Seagal mais si vous en voyez d’autres, dites le nous.


Références :

Mangaka : Yomoyama Takashi

Magazine de prépublication : Cycomics

Éditeur japonais : Cygames

Extraits du manga :

Laisser un commentaire